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27 décembre 2006

Bobos, Cocos, même combat ?

D'abord il y a Jacqueline Rouillon, la mairesse de notre ville, qui a dit dans l'un de ses discours : « Je ne laisserai pas Saint-Ouen aux Bobos ». Aurait-elle peur de la diversité et donc de perdre son électorat ? Ensuite, il y a le retour en force de Renaud avec sa chanson « Les Bobos ». Enfin, il y a le chauffeur de taxi la semaine dernière qui, après m'avoir chargée à Paname 8e, m'a fait cadeau du rictus habituel quand j'ai annoncé Saint-Ouen, avant de me demander gentiment si enfin il pourrait dire à sa femme en rentrant qu'il avait fait une rencontre du 3e type avec un spécimen bobo.


medium_LesBobos_livre.jpgBobos, ce ne sont pas des bleus à l'âme ou de genoux, non, c'est une tribu « Bourgeois-Bohème », comme le dit David Brooks, auteur Outre-Atlantique. Pour les spécialistes, les Bobos appartiennent à une catégorie de la population dotée d'attributs sociaux-culturels forts : les bourgeois-bohèmes. Ainsi, selon Mimie, talentueuse blogueuse outre-armor : le Bobo est censé « être riche et de gauche, consommateur compulsif et altermondialiste, élitiste et pour l'égalité des chances, fashion victim et assoiffé de culture, chic et débraillé, rats des villes et rats des champs… ».

Cocos, non ce n'est pas le fan club des œufs à la coque, mais bien les toqués du communisme. Une espèce bientôt protégée par le WWF qui n'a presque plus de députés à l'assemblée.

Le Bobo gagne bien sa vie, est un propriétaire privée comme 50% des Français et certains communistes de Saint-Ouen. Le bobo est souvent salarié, peut-être dans une grande entreprise que les Cocos ont fait s'installer près du RER C, ceux là-même qui se disent anti-libéraux. Bref, j'avoue que je n'y comprend plus rien : les bourgeois seraient bohèmes, les cocos capitalistes. Mais alors, pourquoi y aurait-il incompatibilité d'humeur ?

À Saint-Ouen, « bobo » c'est l'insulte suprême. D'ailleurs, quand la mairesse a dit dans l'un de ses discours : « je ne laisserai pas la ville aux Bobos », j'avais envie de lui dire : je ne laisserai pas la ville aux Cocos. Mais bon, je n'ai pas osé. Pourtant, ça m'a démangé. Mais, je suis définitivement contre le racisme social et toutes formes de ghettos dans tous les sens. Je vous rappelle qu'on dit « Neuilly » et pas « banlieue » ;-))

medium_RenaudLesBobos.jpgAie, j'ai un problème, surtout depuis que j'ai écouté la chanson de Renaud, je crois bien que je suis une bobo. Et pourtant, je n'ai vraiment pas l'impression de déclencher la haine autour de moi, ni d'être montrée du doigt. Sauf une fois, à Saint-Ouen, décidément ! Quand une passante m'a bousculée violemment, je lui ai dit « vous pourriez dire pardon ». La passante m'a rétorquée : « sale bourgeoise ». D'abord : » j'ai pensé bourgeoise, peut-être… Mais sale ? » Ensuite, je me suis dit, Zut ! la politesse c'est le monopole du savoir vivre, pas de la bourgeoisie !

Comme dans la chanson de Renaud, j'ai lu le Petit Prince à 6 ans, je travaille dans les médias, j'habite en banlieue, dans un pavillon ouvrier en briques et pas dans un loft, mais bon… Je mets des pulls Zadig & Voltaire
(1), je roule à vélo (j'ai raté 5 fois mon permis), le catalogue Ikéa trône dans mes WC et mon livre de chevet, non ce n'est pas Cioran (trop chiant) . mais en ce moment « Présent » de Jeanne Benameur, que je recommande au passage.

Ensuite,
si je tente un analyse en détails : bourgeois, bourgeois, ça veut dire quoi ? éclairez-moi !
Le Petit Larousse Illustré 2004 dit : « Personne conformiste et sans idéal, préoccupée de son seul confort matériel ».

En ce qui me concerne, j'ai toujours fait des jobs peut-être conformistes, mais pas très « bourgeois », genre caissière, vendeuse serveuse, hôtesse d'accueil pour payer mes études. J'ai aujourd'hui un job à responsabilités, gagnées à la sueur de mes neurones, à coups de promos internes non canapélisées et non sponsorisées par les copains de papa-maman. J'ai créé un emploi de nounou et je fais mes courses au marché (pas bio) pour faire tourner le commerce local qui en a bien besoin.
Enfin je pars en vacances 2 fois par an avec Chouchou (mon mari, aie c'est conformiste le mariage ?) et mes 3 blondes allias Fifi Brindacier, Miss Star Ac' et Candy. Je paye des impôts et je suis parent d'élèves d'une école ZEP de la Rép' dans le 9cube (oui, neuf trois c d-m-o-d-é !). J'organise chaque année la fête des voisins. Je refile des bons tuyaux à tous le monde, j'aime les gens, sans doute par égoïsme parce que j'ai besoin de me sentir utile. Mon idéal, c'est en quelque sorte le décloisonnement, c'est à dire recréer du lien social, ça manque beaucoup chez nous les urbains.

Voilà, c'est pas que je veux vous éclabousser avec ma life, mais le truc c'est que Bobo ça à une connotation négative. Et moi, ben je suis une fille qui a la Postiveeeuuuu attitudeeeuuuu
(2), même si Lorie ce n'est pas ma tasse de thé, ni Vincent Delerm d'ailleurs. Renaud, t'as tout faux, et si en fait j'étais pas une Bobo ? C'était « Vis ma vie »(3)
ne zapper pas…

Et Bohème alors ? Toujours selon le Petit Larousse Illustré 2004 : « dont les habitudes de vie sont irrégulières ; marginal ; non conformiste ». C'est là que les Athéniens s'atténirent. Légèrement cinglée, c'est ce que mes potes du 17
e
arrondissement (pour les néophytes, un arrondissement plutôt chicos de l'Ouest-Paname) ont pensé quand nous leur avons annoncé fièrement notre déménagement pour aller vivre outre-périph (on ne dit plus « banlieue », on dit « périphérie », c'est un peu comme mal-voyant ou technicien de surface) dans un pavillon (les brochures disent « maison de ville », mais les autochtones disent « pavillon »).

Au début, je ne voulais pas trop y aller en fait, c'est Chouchou qui a insisté.
3 chambres, le dressing de ses rêves, genre comme dans Santa-Barbara(4) mais revu par Lapeyre, la pelouse à tondre, le barbecue à réussir.
Mais au fait les potes vont-ils prendre le risque de traverser les 6 forêts des clichés, les 12 rivières des préjugés, pour parvenir dans cette étrange contrée et goûter le gigot Hallal grillé de Chouchou, le king du BBQ ?!?!?!?

Là-bas, de l'autre côté du périph', dans l'autre monde, il n'y a pas encore d'ambassade officielle mais des ambassadeurs officieux (tous sportifs ou comiques). La télé nous fait croire que tout le monde parle une langue étrangère (sur M6 et TF1 les phrasés sont sous-titrés), que les hommes sont voilés avec des sweet à capuches, que les murs des rues n'ont jamais lu Venillia(5).

Fifi Brindacier et Miss star Ac' sont quasi les seules blondes de leur école. Dans la classe de Fifi, y a même un Oussama né en octobre 2001 (sic). D'ailleurs, quand je vais en Bretagne chez ma copine Jakot, je ne peux pas ramener de bols pour les camarades des Blondes parce que les patronymes de sitcom et du prophète ne sont pas arrivés Outre-Armor.

Non stop, je vous vois venir, ce n'est pas Wisteria lane
(6)
avec ses pelouses Barbie, et puis je ne suis pas desperate. Ce n'est pas non plus une colonie dans la bande de Gaza. C'est vrai que la famille Ricoré, depuis 3 ans est une sorte d'OVVI : Objet voyant en voie d'intégration. Toutefois, ca ne nous empêches pas de kiffer notre notre coin de 9cube : pour rien au monde on ne pourrait revenir en arrière.
Grâce à l'école et un engagement citoyen à 200 à l'heure, nous avons rencontré des tas de gens, tous différents, tous super attachants et solidaires. Nous avons pris de cours de religion comparés et les filles ont compris que certains reçoivent des cadeaux pour l'Aid, d'autres à Noël. On s'échange des recettes de brownies contre celles des Cornes de gazelles. J'ai offert un thermos à une de mes copines qui me ramène son délicieux thé à la menthe.

Bon allez, je vous le dis, j'habite Saint-Ouen, et Saint-Ouen, c'est comme un village, les gens sont modestes et adorables ; les relations sont simples et beaucoup plus sincères.
Cette ville est super attachante, genre Walnut Grove
(7) sans Nelly Oleson, avec la famille Cosby(8) et Joëlle Mazard (pause Café) (9)
en guest star. Et puis ici, il y a aussi la piscine avec club de gym, la patinoire, le conservatoire de musique & danse, le tennis dans le stade. D'ailleurs quand les gens me disent : « Quoi, t'habites dans le 9-3, comment tu fais ?» Je leur réponds que j'ai une villa avec tennis et piscine.

Bien sûr, Paname n'est qu'à 10 minutes de cathomobile et 3 stations de métro. Mais aussi de ligne 13, une ligne abandonné par la RATP où les voyageurs sont traités comme des bestiaux. Bien sûr, « tout près de Paris, mais loin de ses prix » comme dit aussi la brochure des promoteurs, sachant que tout le monde n'est pas près à devenir un héros de la traversée du périph'. Ce qui est triste d'ailleurs, parce que franchement, cela ne relève pas de la prouesse, mais du bon sens.

Grâce au branding
(10)
si particulier des rues des « banlieues rouges » (Salvador Allende, Jaurès,…), j'ai pu savoir que le 11 septembre, avant 2001 était surtout connu pour le coup d'état de Pinochet en 1973, l'année de mes 1 an.
Enfin, vu qu'à Saint-Ouen, ce sont des Cocos plutôt tendance chinoise rénovée que stalinienne, on n'a pas de stade Lénine ni de collège Youri Gargarine.
47% de logement social en moyenne dans la ville, (80% dans le Vieux Saint-Ouen), mais presque plus un seul commerce gaulois. Cuisiner un rôti de porc avec une bouteille de rouge qui tâche et un fromage qui pue, c'est quasi mission impossible.
En revanche, téléphoner worldwide pour moins cher que gratuit, c'est possible dans tous les quartiers de la ville.
Les écoles sont toutes ZEP (grâce à TF1, vous savez que c'est Zone d'éducation prioritaire) et la ville profite de l'un des 10 lycées de France sélectionné pour l'accord avec Sciences-Po……ZEP. 10 000 habitants sont partis en 10 ans, je l'espère avec l'ascenseur social.
Ouh là, je sens que je vous effraie. Je me reprends.

Depuis 2000, marché de l'immobilier aidant + communisme rénové, les promoteurs sont arrivés (avant ils avaient peur de ne pas trouver acquéreur, donc sémantiquement je ne peux pas dire « revenus »). Les classes moyennes se sont donc installés grâce à Bouygues, Nexity Ikéa, Leroy Merlin et leurs potes. Et voilà comment les bourgeois colonisent Saint-Ouen. Welcome dans le mixeur social ! (marque déposée à l'INPI, avis aux journalistes avides de plagiat).

Alors, le Bobo, « voisin de Monsieur Tout-le-Monde ? Celui qui en prend plein les dents pour pas un rond ? Histoire de passer ses nerfs et d'évacuer les frustrations ? Un réflexe qui remonte à la nuit des temps, comme nous le rappelle Philippe Taillandier, journaliste à l'Humanité (tiens, la bible des Cocos). Bref, le Bobo c'est toujours l'autre… et réciproquement… Vous voilà prévenus : « de quoi réfléchir à deux fois avant de crier aux Bobos ! », comme le dit Mimie notre blogeuse.

Une nouvelle histoire serait donc en train de s'écrire, tissant des liens inédits entre les anciens et les nouveaux Audoniens. D'ailleurs entre minorité visible (oui, pour l'instant que le Coco soit rassuré, le Bobo est largement minoritaire) on se reconnaît tout de suite dans la rue le week-end ou au parc du château : Converse, 35 ans hors-taxes, 4x4 allemands ou monospace et sacs Nespresso à la mano.

Certains de la tribu se sont même engagés dans l'associatif actif (ici, ).

Le web 2.0 réussira-t-il le pari de rassembler tout un tas de gens qui ne s'adresseraient pas la parole dans la vraie vie : simples citoyens, associations, ménagères de moins de 50 ans, collectif anti-libéraux, employés municipaux, anarchistes, DAL et opposition voire UMP locaux. Le mixeur social est en marche : vive le mélange, tant qu'il ne produit pas un résultat lisse (ben oui, quoi je n'ai pas dit blender Magimix).

Voilà, c'était « in vivo, dans la peau d'une bobo de l'outre-périph'.

 


PS1 : mon sens de l'autodérision me titille, si je réécrivais la chanson de Renaud, version les Cocos ?
Mise à jour 1er mai 2007 : des malins ont refait le clip et la chanson : ça s'appelle Les Gauchos.
Notez, que je ne partage pas tout ce qui est dit dans ce clip parodique.

 

PS2 : je vous recommande l'article de Mimie sur les Bobos.


LEXIQUE : les Bobos font partie d'une tribu étrange, parfois il faut un traducteur pour les comprendre.

(1) fait référence aux paroles de la chanson de Renaud, à découvrir en cliquant ici.
(2) La Positive Attitude, chanson de Lorie, star de 8-12ans.
(3) « Vis ma vie » est une émission de TF1, où les invités racontent leurs vies.
(4) Série TV américaine des années 1980, juste après Dallas.
(5) Célèbre marque de papier-peint depuis sa pub télé « t'as pas lu Vénillia ».
(6) Wisteria Lane (allée des Glycines en vf) c'est la rue où habitent les Desperate Housewiwes de la célèbre série américaine.
(7) Walnut Grove, c'est le village de Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie. Nelly Oleson, c'est la méchante bourgeoise blonde dont les parents tiennent un commerce.
(8) Le Cosby Show, première sitcom américaine à ne mettre en scène que des afro-américains, en réaction à la non-représentativité ethnique des programmes TV.
(8) Pause Café, serie TV gauloise des années 1970-80, la première (et la dernière ? avec feu Seconde B) à raconter la vie d'une assistante sociale dans un collège pas vraiment favorisé de banlieue. Véronique Jeannot est le personnage principal.
(9) De l'anglais to brand, marquer (au fer rouge, pour les vâches par exemple) terme aujourd'hui employé par les pros du marketing et de la communication.


© rédactionnel ZoraLaRousse93
Cet article a été publié sur Agoravox, le média citoyen, le 2 janvier 2007

Rédacteur Agoravox

Commentaires

Ouuuuuuuuf !

Un article humain !

Félicitations madame du neufcube !

Écrit par : space cowboy | 13 septembre 2007

Bravo Zora j'ai adoré votre article, ça me donne envie d'en faire un sur
l'autre espèce maudite : le bobo émigré en commune rurale. Au lieu de
"comment tu fais pour y vivre ?", on me demande carrément "et...euh...
comment on fait pour y aller ?".

Écrit par : vilain petit canard | 13 septembre 2007

Merci pour cet article, une belle leçon de vie tout simplement.

Vous avez complétement raison de dire qu'il ne faut pas se figer dans un
communautarisme. Ces "bobos" tantôt critiqués, tantôt adulés sont
finalement impossible à définir. Il y a simplement des gens, certains plus
aisés que d'autres, ne partageant pas les mêmes idées politiques, allant de
l'extrème gauche à l'extrème droite. Simplement pour moi les bobos, et
vous, faites partie d'une classe moyenne, de ces gens qui ont une situation
confortable qui est le fruit de leur travail, des gens simples, bons, et
surtout respectueux et ouverts d'esprit.

Merci d'être toujours là, contrairement à ce que veulent nous faire croire
les média pour qui les monde est manichéen. Mélangeons nous, l'avenir n'en
sera que plus beau !

Écrit par : Titouan | 13 septembre 2007

"Personne conformiste et sans idéal, préoccupée de son seul confort matériel"... si on ne rajoute pas "aisé" à cette définition, alors il y a autant de gens concernés chez les pauvres que chez les riches...
Le sens de "bourgeois" dans la bouche de ceux qui les stigmatisent, serait-il devenu tout simplement... "riche" ? Je pense que l'article de libé cité par mimie résume tout le débat : le "bourgeois", "bobo", "riche", c'est celui qui gagne assez pour faire ce qu'on voudrait faire. Quand au prêt-à-penser, il concerne tous les milieux sociaux... et se trouve autant dans la chanson de Renaud que dans le télérama :).
Amusant comme la richesse change la vision des autres... définition du bobo : "Les Bobos ont [...] un comportement où coexistent ainsi "la nécessité d'être au coeur du système et l'aspiration à être à l'extérieur du système.""... tiens ça me rappelle le comportement de tout ado, riche ou pauvre, ça...
En tout cas je n'éprouve aucune honte à ressembler au bobo de Renaud... Les contradictions font partie de la vie de tout le monde, même des (pseudo-)intellectuels.

Écrit par : ludovitche | 20 septembre 2007

Oui ,humain convient bien à cet article.Je suis né à dans un Paris
intramuros qui ressemblait un peu à celui que l'on trouve de l'autre
côté du périph.
La diférence essentielle est qu'il était peuplé de petites gens et de petits commerces ce qui lui donnait des airs de village.
Je l'ai quité à 8 ans et ce qu'il m'en reste est justement ......de l'humain.Lorsque j'y enmène mes 49 ans je retrouve un cadre peu changé coincé entre le canal St Martin (l'ère de jeu)et l'Hôpital St Louis .
La population,elle,a changé et les mêmes immeubles qui "accueuillaient" de petite gens appartiennent désormais à une population plus bourgeoise ,c'est le mot.Le peuple de Paris" a été rejeté de l'autre côté du périph.
C'est en cela que les bobos peuvent agacer ,car ils recherchent une authenticité rêvée et cette quête (légitime-naive) participe à sa destruction,un peu comme le toubab plein de bonne volonté en Afrique. Bien sûr ce n'est pas devenu le XVIème sinon je comparerait à la colonisation et à ses guettos.
Il n'y a ni animosité ni nostalgie dans mon propos et je pense que Renaud se moque aussi de lui même dans cette chanson car le confort (misme) intellectuel menace autant le bobo que le confort matériel.

Écrit par : Alain | 11 novembre 2007

Tu peux être optimiste Zora, ils vont finir par s'entendre pour combattre la droite : l'UMP de Sarko ...... A cergy les bobos du PS et les cocos c'est le même combat car le même intérêt conserver le pouvoir et pour cela que ne ferait-on pas ?

Écrit par : martine | 22 avril 2008

Bravo pour vos articles, c’est top ! je me suis vraiment reconnue ; comme quoi ça me rassure quelque part puisque je cherche quand même à intégrer un milieu où je peux rencontrer des personnes qui ont les mêmes « contradictions » que moi ; j’ai les mêmes vices bobos que vous tiraillée entre le désir d’être tirée vers le haut et la volonté de ne pas écraser les « autres » ;

Je vous félicite car vous exprimez sans complexe les contradictions du bobo qui veut juste vivre bien avec les autres, et c’est parfois dur de se faire comprendre ; en tous cas vous ne cultivez pas la haine quand on vous lance un « sale bourgeoise, va ! », parce que faut quand même prendre sur soi pour l’avaler ! m’enfin bon, c’est vrai qu’on aime bien quand même bien notre petit pull zadig trouvé en solde ! (ou pas !)

Allez, merci beaucoup, vous m’avez mis de bonne humeur ; au moins vous, vous sortez bu boulot-métro-dod et essayez de voir et penser au-delà ; ça donne à réfléchir

Écrit par : Laettie | 30 janvier 2009

Les commentaires sont fermés.

 
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