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08 novembre 2007

Que fait la police en banlieue ? Et les autres ?

C’est grosso merdo la question que j’avais posée au Commissaire de police de Saint-Ouen, ce fameux vendredi soir où nous nous avons récupéré la voiture vandalisée de nos potes du sept-huit (voir article Les Puces, émotions durables ?) et perdu 2 heures rue Dieumegard (non, ce n’est pas une blague, c’est vraiment là).
Perdu, puis gagné puisque ça m’a permis de faire connaissance avec le nouveau chef, dans les lieux depuis 4 mois, en me disant que peut-être lui parviendrait à résoudre les problèmes de sécurité de l’école, problèmes insolubles depuis 7 ans et 3 commissaires. Le commissaire avait donné sa carte et promis un rdv rapide dès mon appel.

Objectif pas vraiment causer des Puces, donc mais de la sécurité aux abords de l’école ZEP de Fifi Brindacier (because suis présidente des parents), des quads, mini-motos et autres salons du deux roues permanents, vitesse excessive, bref un remix des réjouissances made in banlieue qui font régulièrement la joie des journalistes du 20h.



medium_Image_2.png Mercredi 24 octobre - pour ceux qui suivent je ne bosse pas les mercredis puisque j’ai la chance de faire la semaine de 4 jours en 40 heures -, j’ai donc casé les Blondes chez S, afin de me rendre à mon rdv avec le commissaire.

Dans la tour du Landy, c’est cage d’escalier en fête, Miss Star Ac’ et Fifi Brindacier sont pressées d’aller voir « oune doss tresses », et autres télénovellas rapportées par la parabole que nous n’avons pas, sans oublier le traditionnel cour de danse orientale qui fait un bien fou à leur sens du rythme occidental.
Enfourchage de bicyclette bleue, coucou aux lascars du bout de la rue, puis pétage de plomb intérieur quand j’aperçois à 5 mètres de mon guidon une bagnole qui file droit sur moi en plein flagrant délit de sens interdit.

Derrière la vitre, je  sens un sourire, puis carreau baissé pile quand je suis prête à bondir. Incroyable, c’est Virginie, la rédactrice freelance qui a rédigé tous les textes du dernier rapport annuel des Assurances Géniales.
Nous avons bossé pendant 4 mois ensemble, à tenter d’arbitrer entre les corrections d’un Dg qui en contredisait un autre, puis un autre. Sans oublier les changements « sujet-verbe-complément », histoire que les big boss disent plus tard à leur femme : « tu vois page 37, et bien heureusement que j’ai demandé à corriger le verbe paragraphe 4-7ème ligne, parce que sinon, c’est sûr les Assurances Géniales auraient perdu au moins 0,03 points de part de marché.
J’imagine même pas le coût complet de réalisation du rapport annuel, ramené aux mots, mutliplié par les K-euros horaires des 12 relecteurs haut-placés.
Apôtres de mister Président, ça c’est un vrai métier qui rapporte, pas comme cadre esclave critiquant et vivant du système. ;-))

- « Bonjour.
- Bonjour. Alors comme ça tu viens t’entraîner à prendre les sens)interdit dans mon coin de 9cube ?
- C’est juste pour décharger, je suis en plein travaux, je vais bientôt emménager là.
Virginie tend la main pour montrer une terrasse face à la cité Allende.
- Et toi t’habites où dans Saint-Ouen ?
- Ben juste à 2 pas, incroyable non ? Ecoutes, on s’envoit un mail, parce que là je suis en retard, j’ai rdv avec le comissaire de police.

Là tout de suite, pas les mots pour décrire la tête de Virginie. Elle qui vient à peine de traverser le périf, pour tenter l'aventure Bobos chez les Cocos ;-))
- T’inquiète, rien de grave… »

Arrivée rue Dieumegard, je croise le fleuriste. Je dis LE fleuriste, parce que dans mon coin de 9cube il n’en reste plus qu’un indépendant, à part le Monceau Fleurs récemment arrivé.
Un fleuriste, franchement pas la première personne que l’on s’attend à croiser à la porte du commissariat. ;-))
- «  Un problème ?
- Non, je livre des fleurs ici, y a la vie qui continue, qu’est-ce que tu crois…
Une demande en mariage même, alors.
- Bonne journée.
»

Entrée dans le hall, j’ai laissé ma bicyclette cadenassée contre la vitre extérieure. Un jeune policier me sourit et m’invite à rentrer mon vélo dans le commissariat : « on ne sait jamais ».
J’ai envie d’éclater de rire, je me retiens en pensant à ma voisine qui s’est fait piquer son vélo devant la mairie pendant qu’elle assistait à la sitcom municipale.

J’ai droit à un autre jeune pour m’escorter dans l’ascenseur jusqu’au dernier étage. Non, ne rêvez pas, j’ai pas dit Johnny Deep dans 21 jump street….
L’intérieur est aussi neuf que l’extérieur, je crois même que Nicolas Sarkozy était venu en 2001 à l’inauguration. Pas un « Navarro j’écoute à l’horizon », pas vu Mouss Diouf non plus et d’ailleurs pas de café à la tenancière compréhensive à proximité du commissariat. Le nouveau commissaire a un joli bureau avec toit-terrasse, très lumineux, le soleil plonge sur notre conversation. C’est d’ailleurs la ronde du soleil qui m’indiquera que j’ai passé 2 heures qui ont filé à toute allure.

Difficile de tout raconter. D’abord parce que parfois, le stylo rose griffonnant les pages a fait un peu flipper notre commissaire : « non, alors là votre stylo vous le poser, ces chiffres là, faut pas les noter ». « ça ? non, vous ne pouvez pas l’écrire ». Et puis aussi, parce que mon post est déjà hyper long, en même temps si vous en êtes déjà à ce paragraphe, c’est que mes banlieusardises vous intéressent (un peu).

D’abord, « Saint-Ouen, ce n’est pas une ville facile. » Le commissaire arrivé il y a 4 mois y restera 3 ans, sachant qu’il s’est donné 1 an pour « intégrer la ville ».
- « La journée, il y a environ 35 000 salariés, soient bien plus que d’habitants »(40 000 quand ils sont tous là)..
C’est d’ailleurs grâce à toutes ces grandes entreprises (Nokia, L’Oréal, Danone, SVP, LastMinute, Rue du Commerce….) que la ville est riche : près de 70% de ses recettes provient de la Taxe pro.
- « Le week-end, on pourrait croire que ça se calme, mais non il faut s’occuper des Puces, une ville dans la ville. »

Les salariés et les clients des Puciers constituent des « cibles ostentatoires » pour la population modeste de la ville qui n’a pas accès aux emplois de ces grandes entreprises pourtant installées sur Saint-Ouen.
66 % de logements sociaux et moins de 20% de propriétaires occupants contre 60% en France (plus d’un Français sur 2 est propriétaire de sa résidence principale, mais beaucoup moins dans le 9cube).
Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, les gosses de riches peuvent aussi être délinquants… ;-))

Bref, après avoir envoyé cette purée anxiogène, vous comprendrez pourquoi la priorité du commissaire c’est « les vols avec violence, les vols à la roulotte ».
Les Experts Miami et le grand banditisme, c’est donc juste pour Maigret, Derrick et ses potes… et surtout pour les brigades spécialisées… ailleurs.
- « Je vous préviens, pas de récupération politique suite à notre entretien.
Saint-Ouen, c’est compliqué. Si je m’implique  dans les Puces, l’élu d’opposition s’en sert pour titrer la couverture à lui contre la mairie PC-PS.  Et inversement…
»
- Oui, m’sieur et je me permets d’ajouter : « quand la police n’interviens pas assez, la mairie PC-PS  est toujours là pour rappeler que c’est la faute du gouvernement… de droite.
J’ai aussi envie de rappeler que la police, sans la mairie ce n’est rien… Evacuer un squatt d’un immeuble municipal, si derrière il n’est pas muré… réhabilité… c’est mobiliser les forces de l’ordre quasi pour rien, parce que l’immeuble en question est déjà à nouveau squatté, abrite tous les trafics pour les grandes joies des riverains. Pour dire que ensuite c’est la faute du gouvernement ?

- 10 ans de 93 derrière moi, je connais bien le territoire, Saint-Ouen est complexe, toutefois heureusement, ça reste une ville à taille humaine. (…) En 2005, j’étais aux Bosquets, à Clichy, alors…

A deux jours près, effectivement, nous fêtons cette triste date anniversaire où les banlieues ont mis des flammes sur leurs maux.
Je me souviens de mes collègues devant la machine à café, surtout ceux du Nord qui ne connaissent que la banlieue de la télé.
Tout d’un coup je suis passée de Z de la com’ à Z l’inconsciente qui vit dans le 9-3… avec des enfants en plus, mazette…

Avec le commissaire, nous sommes à peu près d’accord : il y a la rumeur, il y a aussi les joies de la banlieue, et puis il y a aussi des années d’abandon et d’impunité. Une phrase que le commissaire répètera à plusieurs reprises : « force doit rester la loi ».
Les habitants ne sont pas habitués à être verbalisés pour un feu grillé, un sens interdit, une vitesse excessive, un quad ou scooter sur le trottoir… tout un tas d’infractions que très peu de gens s’aventuraient à commettre à Paris, à peine à 2 km à vol d’oiseau…
Alors quand la loi s’exprime, « ils » vivent cette répression policière comme une injustice.
- «  Le retour à la normal sera long et difficile après de cette période de faible taux de couverture régalienne. »

Certains hommes politiques ont choisi de partager les territoires : les pauvres et les riches chacun dans leurs ghettos, d’autres hommes politiques ont décidé que les mots « sécurité » et « ordre public » n’étaient plus universels, mais le domaine réservé d’un seul camp. Le résultat : les repères sont perdus.
Et puis, comment avoir envie d’en avoir des repères quand vous savez comme une fatalité que ce sera dur de ne pas rester prisonnier de l’école de votre ville  et de la pression du quartier ? Que l’ascenseur social sera en panne et les escaliers défoncés ?

Je n’excuse pas, je ne juge pas… J’essaye de comprendre, tout comme , B.Langlois (Politis.fr) dans ses réflexions sur la banlieue en pleine émeutes de nov 2005 : « S’il faut s’efforcer de comprendre, il n’est pas question d’approuver des actes qui relèvent du vandalisme pur, et dont il est exact de souligner qu’ils font pour premières, principales et le plus souvent uniques victimes (les beaux quartiers, pour le moment, sont au spectacle) les habitants des quartiers eux-mêmes, ceux qui partagent avec les émeutiers le quotidien délabré et souvent sinistre des cités-ghettos. »
Planter le décor c’est essentiel, parce que ce même décor peut faire basculer votre existence.
L’adn c’est une chose, l’impact de l’acquis une autre. Souvenez-vous de « La vie est un long fleuve tranquille » avec son échange de bébés…

Pensez aussi à la majorité silencieuse qui vit dans les quartiers, aux parents qui rêvent d’un monde meilleur pour leurs enfants qui grandissent aux côtés de ce que certains appellent racailles, d’autres voyous, cette minorité qui agit le plus souvent dans l’impunité.
« Oui, il y a bien une « racaille » qui prospère dans ces zones déshéritées de nos grandes villes. D’ailleurs, le mot lui-même est employé par les habitants (en verlan courant, les jeunes disent « caillera »).
Ce sont des bandes organisées, dont les activités diverses relèvent du gangstérisme pur et simple, qui se disputent le terrain (et les « marchés » divers, dont celui de la drogue) et font régner « leur loi » (celle du milieu) sur « leur territoire », par l’intimidation, voire la terreur.
Ces gens-là sont très minoritaires. Mais auprès d’une population jeune, en échec scolaire, stigmatisée par le chômage, la précarité, l’instabilité familiale, la démission parentale, ces « caïds » jouissent d’un certain prestige : ils ont de la « maille » (du fric) et tout ce qui va avec.
Dans un système entièrement soumis au règne de l’argent, où s’étale partout l’opulence des riches, où tout est fait pour pousser à la consommation de biens inaccessibles aux pauvres par les voies normales, la tentation est forte de céder à la débrouille, voie naturelle vers la délinquance. La prison, pourrissoir bien établi, est souvent vécue comme un titre de gloire.
»

Ces propos extraits de l’article de Politis.fr, font écho à l’histoire de mon amie L.,  que je raconte au nouvo commssaire.
Maman musulmane de 5 enfants, arrivée en France pour ses 17 ans, mariée à un algérien comme elle, même si je lui dit souvent « mais L. tu es française ! » et qui a choisi de placer, M. son fils aîné dans un internat catho, loin de la cité.
Et ses 3 filles ? « elles se débrouilleront, les filles sont plus sérieuses, moins influençables, de toute façon pas les moyens de les mettre ailleurs qu’à l’école ZEP à Saint-Ouen. »
Que répondre à ça ? Comment ne pas culbaliser ? Déjà le partager avec vous ici, c’est en faire une réalité à « réparer » non ?

Good news, depuis 9 mois, les vols avec violence ont baissé de 26,9%, avec 42% de faits élucidés. Toute cela, alors que comparativement à la ville lumière, Saint-Ouen et ses camarades du 93 ont beaucoup moins de policier par habitants.
Le nouveau commissaire travaille sur l’organisation de ses équipes, et ce dans un contexte pas facile : 60% de turnover des effectifs.
- « Sont malheureux ou quoi chez vous ?
- Non, c’est juste que le 93 est un lieu important de formation pour tous les policiers qui ensuite prennent des postes ailleurs.
»


Le commissaire, écoute, explique, s’engage : « des contrôles routiers auront lieu près de l’école, là où les usagers de la A86 confondent rue étroite en ville avec rocade de desserte ».
Parce qu’ils savent que personne ne les attend. C’est triste, mais on le sait tous « la peur du gendarme » et la médiatisation des accidents de la route ont fait baisser le nombre de victimes. « OK, super, merci, les contrôles routiers, mais si c’est un coup d’épée dans l’eau, ça ne changera pas les comportements. Il faut de la récurrence : intervenir 3 fois par mois pendant 3 mois de suite, au moins. »

« Impossible », répond le commissaire, qui s’engage sur « 2 contrôles routiers pour le premier mois, puis pour un bilan. En fonction du bilan pour éventuellement renouveler l’opération. »
Parce que « la police seule ne peut pas tout résoudre, il faut aussi les aménagements routiers de la mairie et la police municipale. »

medium_rueStdenisD_école.jpgO rage, O désespoir ! 7 ans que la directrice de l’école alerte les services municipaux, 4 ans au parents d’élèves : pétitions, rdv avec les services voiries. A part un timide panneau école qui ne clignote plus, rien ne s’est passé.
Et pourtant, le trottoir est tellement étroit que l’on ne peut pas se croiser à 2 adultes avec enfants à la main. Que les enfants sont tous les jours en danger de mort par les chauffards qui déboulent de la A86…
La police municipale ? Pas disponible pour un point école, disponible ailleurs parce qu’il y a déjà eu un accident. Des ralentisseurs ? La ville n’a pas le budget…
Devrons-nous attendre que le pire arrive pour que tous se mobilisent ?

Exactement comme pour les quads, mini-motos et autres scooters qui terrorisent les piétons en toute impunité.
- « Des courses-poursuites, trop dangereux pour tout le monde et disproportionné par rapport à l’infraction commise ».
- « Mais il y a mise en danger de la vie d’autrui ! »
- « Seul moyen d’action : confisquation des engins lors d’un flagrant délit. »
OK, mais ce jeu du chat de la souris n’est-il pas devenu un jeu de gendarme et voleur de la vie réelle et finalement aussi dangereux que la répression outrancière d’une course poursuite chasse aux mini-motos.

Le commissaire, écoute toujours, rappelle sa priorité des vols avec violence, vols à la tire.
Mais aussi, son souhait d’aller intervenir dans les collèges de la ville, afin de « dédramatiser », décloisonner les préjugés des jeunes sur la police et inversement, responsabiliser.

- « Comment faut-il voir l’avenir ?
- Le retour à la normal dans ces quartiers, peu habitués à l’autorité, sera difficile, mais j’ai 3 ans pour agir et je compte donner le maximum pour que la force reste la loi.
Je compte aussi m’appuyer sur des relais de proximité dans les quartiers, pour savoir comment l’action de la police est perçue, mais aussi réfléchir ensemble aux solutions. La police seule ne peut pas tout, elle doit être accompagné par d’autres instances, au niveau local (mairie) et national (état).
Les citoyens attendent tout de la police, qui est une émanation de l’Etat et pas de la communauté, contrairement à d’autres pays.
»

J’ai passé 2 heures instructives. Je repars la tête pleine de réflexions, contradictions sur la banlieue, les jeunes et les policiers. J’espère que cet article ne sera pas mal interprété.
Je sais moi aussi que la police ne peut pas tout, je fais aussi le rêve que les citoyens sauront être acteurs de la ville et non plus spectateurs.

Comme dans la Vérité si je mens, je voudrai toujours « laisser sa chance au produit »  et donc au Plan banlieue de Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville et ex-présidente de l’association Ni putes ni soumises.
« tolérance zéro pour la glandouille», a déclaré Fadela Amara le 7 septembre 2007 . «Il faut absolument faire en sorte que dans les quartiers tous les jeunes de 16 à 25 aient une situation, c'est-à-dire qu'il ne faut pas qu'ils traînent et s'emmerdent dans les cités en bas des cages d'escalier, avec toutes les conséquences que ça a.»
Elle a évoqué les problèmes de violence et d'économie parallèle et les dégradations dans les immeubles, citant le cas d'un carreau cassé que l'office HLM n'avait toujours pas remplacé au bout d'un mois.

Le mur d’incompréhension entre jeunes et policiers, parviendra-t-il à tomber ? Entre banlieue et France, comme si Paris-province c’était déjà dépassé depuis longtemps ?

Marc Loriol, Valérie Boussard et Sandrine Caroly (sociologues) tentent d’apporter quelques pistes de réflexions, dans leur article Les jeunes de banlieue et la police, que je vous invite à lire en entier : « Tant que les conditions politiques, structurelles et organisationnelles qui expliquent le maintien de ce mode d’intervention ne seront pas abordées, il semble utopique de demander de meilleures relations entre la police et les jeunes des quartiers difficiles comme d’exiger une baisse importante de la délinquance. »

Fadela, et tous les acteurs associatifs de terrains : on compte sur vous !
En espérant que les appareils politiques, tous bords confondus, ne se retrancheront pas derrière leurs propres ghettos générateurs d’électeurs… ;-))


Webographie, pour aller plus loin :

Web de la Police nationale.

Politis.fr, 10 nov 05 : Banlieue/Quelques réflexions.

20minutes.fr, 26 oct 07 : France: deux ans après les émeutes, les banlieues restent une "poudrière".

Wikipedia : Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises.

Que fait la police ? Le blog d’un flic comme les autres.

20minutes.fr, 7 sept 07 : Cités, Fadela Amara présente son plan «anti-glandouille».

La police et les jeunes des banlieues, 31 janvier 06 : Marc Loriol, Valérie Boussard et Sandrine Caroly, sociologues.

20minutes.fr, 21 sept 07 : Les Lascars «En banlieue, la lose, on connaît !»

Le Figaro.fr, 23 mars 06 : Pourquoi la police est à la peine avec les casseurs de banlieue ?

Le Post.fr, 28 oct 07 : Police en banlieue : faut-il créer une jeunesse de proximité ?

L’Express.fr, 17 oct 06 : La police et les jeunes face à face.


© rédactionnel ZoraLaRousse93

Commentaires

avant d'aller lire toute ta webographie, sur un sujet très intéressant

tu dis " Devrons-nous attendre que le pire arrive pour que tous se mobilisent ?" ... hélas on nous avait donné la réponse il y a quelques années : 7 morts pour un feu rouge à un carrefour. Ce fut le triste et lamentable bilan pour obtenir le précieux lumignon à un carrefour dangereux d'Aubervilliers où ma belle-mère de son café comptait les coups de frein.

Écrit par : minimoi | 10 novembre 2007

"Devrons-nous attendre que le pire arrive pour que tous se mobilisent ?"
La réponse est malheureusement "oui" ... j'ai connu cette situation à Ivry sur Seine.
Pour se rendre au collège/lycée Romain Rolland, il fallait passer par un croisement entre une belle et loooooooongue ligne droite et la rue montant au lycée. Nous, collégiens et lycéens, mais aussi parents d'élèves et professeurs, avons prévenu la ville que ce croisement était très dangereux pour les piétons qui étaient forcément très nombreux le matin avant les cours et le soir après ...
Il a fallu attendre qu'une jeune collégienne se fasse renverser et se retrouve dans un état grave à l'hopital pour que la mairie décide enfin (ou se donne enfin les moyens) de réaliser un rond point forçant les voitures à ralentir !!!

Si c'est pas malheureux d'en arriver là :(

Sinon continue comme ça, tes histoires de la vie courante sont passionnantes

Écrit par : ocibi | 12 novembre 2007

Merci pour toutes ces informations, celà a été très instructif et a soulevé en moi plein de questions. Fraichement arrivé en banlieu parisienne, j'ai eu l'occasion de remarquer diverses choses:
-premièrement la vision dépeinte dans la média est très pessimiste, tout n'est pas noir et les jeunes ne sont pas tous mauvais dans les banlieux.
-deuxièmement, les infractions effectuées par les plus jeunes (en matière de conduite de véhicules divers) proviennent souvent de la réplique des infractions des plus agés... J'ai plus souvent faillit me faire écraser par des voitures conduites par des personnes "matures" qui vous voient traverser à 100 m mais ne ralentissent pas que par des jeunes qui eux s'arrètent... Mêmes mes amis tous justes agés de 25 vivant ici depuis 1 an sont devenu dangereux au volant.

Bref y a toujours un gros travail à faire sur plusieurs côtés, que se soit le respect, le courrage (j'ai vu trop de flics se tairent et laisser faire les gens par peur de représailles). Mais ce travail en concerne pas que les policiers et les jeunes, il concerne tout le monde (difficile de bien éagir quand on vous regarde comme si vous étiez un danger. Je sais vous allez dire difficile de regarder une "racaille" sans le voir comme un danger, mais là c'est le chien qui se mord la queue...)

Écrit par : JB | 12 novembre 2007

La banlieue morose, j'y crois, ce n'est pas les momes les pires, loin de la, ni les jeunes, ce sont leurs ainés, bien adultes qui sont la cause de tout les maux tant par leur égoisme et leur indifférence.. je ne vais pas en ajouter 30 tonnes, je vis en banlieue, et à st denis, et a st denis j'y vois des sdf campant devant la mairie depuis des mois et le maire s'en fiche c'est évident sinon ils seraient déja rélogés ou délogés de la depuis longtemps..
Et le maire et son équipe sont des adultes largement "murs", comment voulez vous que les jeunes ne soient pas révoltés en voyant ces spectacles lamentables et l'indifference des mieux nantis?
Personnellement je suis dégouté, je ne supporte plus les gens "murs" qui rabache à longueur de temps des leçons qu'ils n'appliquent jamais à eux même...

Écrit par : pm | 12 novembre 2007

Dans le même temps il n'y a pas 40 000 voyous potentiels et 35 000 cibles vivantes !!! Tout est un peu plus compliqué mais difficile à vivre.

Et puis ce qui me gène dans cet échange, c'est la façon dont le Commissaire répète inlassablement "vol avec violence" !!! Si c'est u problème, je crois que tous les délits le sont !

Quand aux Puces, la brigade es Puces est composée de 8 agents contre 60 côté ville de Lumière !!!

Non il y a un véritable problème de mesure de la prblémaique et des conséquances.

Écrit par : Dadidadou | 13 novembre 2007

@ Tous
Merci de vos commentaires.
Oui, il y a un vrai travail à faire de tous les côtés pour décoller les étiquettes, dépasser les préjugés. Ne pas s'abriter derrière toutes les formes de racisme, qu'il soit ethnique, social...

@ Dadidadou
Merci d'abord à une audonienne (je le sais parce que Dadidadou intervient sur le blog citoyen de StOuen www.lesaudoniens.com) d'intervenir sur ce blog 20minutes plutôt fréquentés par des non-habitants de st-ouen.
Oui, il y a d'abord une question de moyens côté police nationale (bcp plus de policiers à Paname) et police municipale (créé timidement en 2004) que notre ville de gauche a du mal à "assumer"... : seulement les points écoles, et pas partout, pas de verbalisation des infractions routières...

Enfin, pas de malentendus : le commissaire de police a déclaré que les vols avec violence sont sa priorité, cela ne veux pas dire qu'il oublie ou néglige le reste.
Il ne l'a pas non plus répété inlassablement.
La police est soumise au devoir de réserve, ce qu'a respecté le commissaire, donc attention : pas de récupération politique ;-))

Écrit par : ZoralaRousse93 | 13 novembre 2007

rah our dear banlieues XD
Quan dont y est on la supporte plus, et dès qu'on s'en éloigne elle nous manque

Écrit par : Tanya | 15 novembre 2007

Les commentaires sont fermés.

 
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