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22 novembre 2007

Votre maire : mère, marâtre… ou père Noël ?

En ce moment, comme vous ne le savez peut-être pas, vu que votre premier souci est comment aller travailler avec si peu de transports en commun, assurer la garde des enfants sans cantine, sans goûter et sans nounou qui n’a pas d’abonnement Vélib’ ou le permis de conduire, en ce moment donc, c’est la fête des maires.

0a2ef36e9c23013c91695b9ba50182ca.jpg Plus de 13 000 maires (36 000 adhérents Association des maires de France) sont rassemblés du 19 au 22 novembre pour le séminaire annuel des city-managers.


Pendant ces 4 jours, il ne sera officiellement pas question de la Municipale Academy des 9 et 16 mars prochains, mais du thème de cette année : « maire-citoyen: construire ensemble », et bien sûr de faire une méga fête à l’occasion du centenaire de l’AMF, sans doute avec des ampoules basses-tensions et du cidre bio vu que L'AMF publiera sa « Charte des maires de France pour l'environnement ».

Les municipales ? Et bien, ce seront donc les « autres » qui en parleront pendant le congrès, à l’occasion de deux sondages* (Ipsos pour la Gazette des communes et une enquête réalisée par Obea/infraforces), plutôt porteurs de bonnes nouvelles :

- 56% des maires ont l'intention de se représenter,
- près de trois quarts des Français se déclarent satisfaits du travail accompli par leurs maires depuis les dernières élections municipales.
- le maire est l'élu le plus proche des Français : 88% disent connaître le nom de leur maire, contre 58% pour le député et 46% pour le conseiller général.

42% affirment en moyenne avoir eu l'occasion de discuter avec leur maire depuis les dernières municipales de 2001. Le pourcentage monte à 69% dans les communes de moins de 2 000 habitants, mais tombe à 17% dans celles de plus de 50 000 habitants.

Et vous ?
Connaissez-vous le maire de votre ville ?
Est-il plutôt mère, marâtre ou père noël ?
Votre liste est longue, vous rêvez… il ne tient pas toujours ses promesses ?
Les 9 et 16 mars prochains allez-vous voter pour votre maire actuel ?
J’espère au moins que vous êtes inscrits sur les listes électorales, dépêchez-vous, c’est jusqu’au 31 décembre !

Dans mon coin de 9cube, coco depuis 1945, je peux déjà vous dire que je ne voterai pas pour JR. Pas le méchant de la série américaine, mais les initiales de notre mairesse.
Je sais bien que son job n’est pas facile avec 43 000 âmes à contenter et 2 000 employés municipaux pour l’y aider, le tout super mal payé. Environ 3 000 euros de salaire net mensuel, un montant indigne des enjeux, des risques et du temps passé pour cette plus que patron de PME.

Patron, un gros mot pour JR et ses camarades audoniens, tout comme propriétaire, plus-value, profits, capitalisme, sécurité. Ça y est, avec cette somme de gros mots, je vais aller dans l’enfer des cocos… ;-))
Depuis 1945, près de 35% de la population est partie de mon coin de 9cube. Il a fallu attendre 2003, et le retour des promoteurs (encore un gros mot), pour voir les « bôlieusards » arriver.
Vous l’avez compris, en 2008, ce sera la première fois que je ne voterai pas à Paname, dans le quartier de mon enfance.

Attention, soyons clairs : mon coin de 9cube, je l’aime. Notre histoire a passé le cap des 3 ans (clin d’œil à un livre de Frédéric Beigbeder que j’aime bcp…) et nous avons même donné naissance à des bébés chroniques.

Alors, MAIS… quoi ?

Je rêve d’une vraie mixité sociale. D’une ville ouverte sur l’alternance politique.
Aie, là je sens que je rentre dans le lourd, qu’il va falloir peser chaque mot pour me faire comprendre… La ville n’est pas une affaire de statistiques, mais tout de même… la mixité sociale dépend, on le sait tous, de certaines statistiques.
Sachez que mon coin de 9cube comporte environ 66% de logements sociaux pour seulement 20% de propriétaires occupants contre 60% de Français propriétaires de leur résidence principale.

Tant pis, je me lance, et tente de vous expliquer le mode de fonctionnement de ce que l’on appelle « la banlieue rouge », en vous livrant un extrait de « Extra-muros : une histoire croisée de Paris et de ses banlieues à l’époque contemporaine » de Annie FOURCAUT (professeure d’histoire contemporaine université Paris I - Panthéon Sorbonne) et Mathieu FLONNEAU
(maître de conférence en histoire contemporaine université Paris I - Panthéon Sorbonne) publié en septembre 2005 pour la ville de Paris, donc un ouvrage « commandé » par la gauche. ;-))

«… Les communautés ouvrières et populaires des bastions rouges étaient structurées par un patriotisme de clocher a base de classe, encadrées par un réseau dense d’associations locales organisées autour du Parti communiste, prises en charge par les municipalités fonctionnant comme des villes-providence et offrant crèches, colonies de vacances, services sociaux, logements sociaux (…). »

« … L’effondrement d’un mode de gestion locale qui a duré plus de cinquante ans renvoie à trois facteurs principaux: la disparition du « socialisme réel » et du mouvement communiste international, horizons lointains mais structurants auxquels s’adossait la culture de bastion; la désindustrialisation et le regroupement de population d’origine étrangère dans les municipalités communistes, où se concentrent les grands ensembles de logements sociaux; enfin, l’incapacité des élus communistes, à partir des années du déclin, à adapter leur conception du territoire communal à la nouvelle donne régionale: refus de la désindustrialisation, refus de la mixité sociale, refus de construire de l’accession à la propriété, refus des procédures de la politique de la ville.

Ces conceptions strictement défensives, fondées sur une vision fonctionnaliste des territoires communaux, se modifient tardivement au cours des années 1990, ne laissant subsister que le pouvoir de quelques « individus communistes
».

Dans mon coin de 9cube, ce « patriotisme de classe » et ce non-renouvellement de population empêche toute forme d’opposition démocratique d’exister. Y compris pour les déçus du système local : s’ils se rebellent, alors adieu job à la mairie, HLM plus grand et place à la colo…
Ce qui rappelle malheureusement d’autres systèmes encore debout ailleurs dans le monde et que ma foi profonde en la démocratie m’empêche de cautionner. Voilà donc la toute première raison pour laquelle je ne peux pas voter pour JR.

Déménager ? Certainement pas, comme 91% de Français, je suis satisfaite de vivre là où j’habite (étude SeLoger.com)
Simplement j’ai envie d’y vivre mieux, tout comme tout un tas d’autres habitants : ben oui, il semblerait que l’on soit quelques uns à partager ce que j’écris dans ce blog. ;-))

Je fais le rêve (comme mon ami Martin) que les gauloises blondes immigrées de Paname pourront continuer à se promener avec les princesses orientales à la peau dorée made in 93, à se faire soigner dans les centres de santé, se baigner dans la piscine, danser ensemble dans les fêtes de quartier, jouer du piano dans le château.

Je fais le rêve que nos enfants au sang mêlés immigrés de Paris, des rives de la méditerrannée ou de l’Atlantique Nord, pourront un jour devenir manager chez L’Oréal, ouvrier spécialisé chez PSA, propriétaires, fonctionnaires… à Saint-Ouen ou ailleurs parce qu’ils auront suivis une scolarité leur ouvrant toutes les portes de l’avenir.

Je fais le rêve que nos enfants se baladeront dans des rues ouvertes sur autre chose que l’architecture néo-stalienne flamboyante pilotée par un architecte membre du Conseil national du PCF qui s’est longuement « entraîné » sur Aubervilliers avant de venir sur Saint-Ouen.

Oui, les promoteurs sont revenus dans mon quartier, merci les super reportages des TV genre « le boom immobilier du 93 : après les murs en feu, feu sur la construction ». Toutefois, la plupart des immeubles, sont achetés par des investisseurs qui louent en attendant que…. Ça ne soit plus coco.

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Savez-vous aussi que, les-dits immeubles ressemblent plus souvent à du logement social années 70 qu’à de l’accession à la propriété : briques grises, formes rectangulaires, balcons en bétons, petites fenêtres ?
Les promoteurs passent et repassent leurs permis à la mairie : faudrait pas faire trop bourgeois, histoire de ne pas froisser l’électorat… ou du moins ce qu’il en reste…

Voilà toute l’ambiguïté de nos « communistes rénovés » à la mode chinoise, sous les yeux complices du PS qui ne fera même pas liste à part en 2008.
Il faut faire (re)venir des nouveaux pour compenser l’hémorragie d’habitants partis ailleurs prendre l’ascenseur social ou tout simplement scolariser leurs enfants dans un paysage scolaire plus tempéré.
Habitants partis aussi ailleurs payer leurs impôts : avec moins de 30% de citoyens imposables, mais heureusement 68% de ses recettes muniicpales issus des grandes entreprises (heu pardon, les affreux du CAC40 et du MEDEF, juste bons à financer les colos des cocos…) présentes sur la commune (Nokia, L’Oréal, Danone, Célio, Altavia…), la ville a commencé à se pencher sur sa dette, très élevée…

Bref, nos cocos se sont résignés à aller recruter le bourgeois, de l’autre côté du périf’.
Oui, à Saint-Ouen, dès que vous travaillez et pouvez être propriétaires, vous devenez le bourgeois de quelqu’un. Tout en restant, pour les esprits plus ouverts, le pauvre de quelqu’un d’autre.

Anti-communiste primaire moi ? Pas du tout. Et croyez-moi, comme Martin, je ne suis pas prête d’arrêter de rêver, pour ma ville et pour les générations futures.
D’ailleurs, la schizophrénie me guette parfois moi aussi : fêtes des maisons de quartier, cinéma à 5 euros, piscine, patinoire, conservatoire de musique et danse…. Je suis ravie de toutes ses infrastructures typiquement communistes, de la convivialité des relations, de la solidarité qui existe, ma ville est comme un village…
En revanche, je suis obligée de scolariser ma fille aînée dans une école privée, à contrecoeur (je vous explique ça plus clairement dans une autre chronique, donc ne me déchirer pas avec vos commentaires, surtout si vous n’avez pas d’enfants…), pour lui offrir toutes ses chances d’avenir.
Jai du mal à apprécier ces espaces verts trop peu nombreux (moins de 3 m2 par habitant) sans manège (trop bourgeois ? trop ostentatoire ?), ni bassins, ni kiosque à musique, mes yeux sont heurtés par ses sculptures minérales et autres grandes allées bitumées.

Que l’on soit dans le 93 ou dans le 92 nous avons tous droit au beau, au vert, à la lumière, à voir de la couleur et pas du gris. « Retourne à Neuilly si t’es pas contente, c’est l’insulte suprême ici ». Et ben, non parce que je ne viens pas de là-bas et que je ne veux pas non plus transformer mon coin de 9cube en « ghetto de riche ».

Pas facile l’urbanisme ? Oui, d’autant plus que c’est ce qui peut faire ou défaire le cadre de vie et l’électorat, toutes les couleurs politiques l’ont bien compris.
Ma JR de mairesse, et ben je trouve qu’elle fait trop dans le clientélisme. Vu que près de 40% du territoire de mon coin de 9cube sont à reconvertir, j’ai peur qu JR joue à SimCity avec touts ces terrains industriels à transformer et notamment les 100 hectares des Docks de Saint-Ouen (soit 1/4 de la ville).

SimCity, vous connaissez ?
En 1965 quand la gauche et la droite ont fait leur Yalta territorial avec la création des 8 départements d’IDF, les politiques ont presque anticipé le scénario de ce jeu vidéo qui fait fureur et dont la toute nouvelle version vient de sortir.

Le jeu SimCity Sociétés propose de diriger une ville comme le ferait un maire : gérer le budget, construire des écoles, hôpitaux, routes... dans le but de rendre les habitants heureux. Vous devez toutefois faire attention car les Sims qui peuplent vos villes n'acceptent pas d'être contraints à subir des impôts trop élevés.

Jean-Pul Huchon, patron PS de la région IdF fait d’ailleurs le parallèle entre ce jeu et la gestion de son territoire : « Le SDRIF, c’est comme SimCity : on construit la ville de ses rêves avec les équipements, les liaisons et les lieux où les gens vont vivre. » a-t-il déclaré au jouranl Metro France 10 octobre dernier.


Selon jeuxvideopc.com, « l'intérêt de ce nouvel opus sera de moduler l'urbanisme selon votre vision de la chose : s'élever le plus haut possible, fusionner architecture et nature, bâtir un New Las vegas... Les possibilités ne manqueront pas.
Construisez une ville culturelle, une ville hantée, une ville écologiste, une communauté spirituelle ou pratiquement n'importe quel type de société que vous voulez ! »

Comme dans la vie de maire, les défis sont nombreux à relever pour obtenir des médailles de gestionnaires. Si fonder une citée champêtre heureuse avec moult parcs, maisons de campagne et écoles de clowns ne posent pas de gros problèmes, faire de même avec une architecture 100% steampunk/autoritaire sera nettement plus corsé…

Et vous, votre ville, cest à dire la vraie, celle où vous vivez, vous la voulez plutôt romantique ou steampunk ? Amusante ou industrielle ? Plutôt façon bohème ou autoritaire ?
La fête des maires de cette semaine aurait-elle dû prévoir une séance de jeu vidéo géant par équipe, à la manière des séminaires des WorldCompany ?
Nos city managers, auraient ainsi pu par le jeu, mesurer l’ampleur de leur influence sur notre cadre de vie, pour ensuite mettre en œuvre « les bonnes pratiques » aux profits de leurs administrés de la vraie vie ?

Aussi, dans SimCity, comme dans la vraie vie, tout n’est pas si simple. Chaque bâtiment a besoin de ressources pour fonctionner et être utilisable par les Sims. Par exemple un musée d’art créera du divertissement, mais consommera de la créativité.
Il y a six ressources à équilibrer pour que tout tourne rond et déterminer les caractéristiques profondes de votre ville : prospérité, autorité, créativité, spiritualité, productivité et savoir.
Plus vos ambitions en termes d’architecture sont grandes plus vous devrez jongler avec ses paramètres. Jongler est un bien grand mot, car si par exemple vous souhaitez booster votre spiritualité, il suffit d’amonceler des temples dans un coin de la carte….

Reste que, après ces divagations, SimCity parvient aussi à nous ramener les pieds sur terre : sa collaboration avec BP sensibilise les joueurs au réchauffement climatique. Simcity intègre ainsi des alternatives aux sources d’énergie émettant du CO2 dans le choix de construction des bâtiments.
En marketing, on appelle aussi ça du product placement… pour l’image de BP bien sûr.

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Archétype européen, capitaliste, cyberpunk, autoritaire, petite ville… Archétype votre ville…
Et si demain les internautes s’unissaient dans un SimCity géant pour créer leur ville idéale et faire pression sur leurs maires, leurs départements ?

Quelles seront vos souhaits pour les municipales de 2008 ? Vos priorités ?

D’après l’étude Ipsos, les débats de cette campagne électorale ne devraient pas se concentrer sur un seul sujet. D’ailleurs, aucun thème de campagne ne se détache réellement :
1. environnement et développement durable (31%),
2. écoles et crèches (30%), personnes âgées (29%)
3. action en faveur des jeunes (26%),
4. circulation, stationnement, transports en commun (25%), sécurité des biens et des personnes (24%),
5. évolution des impôts locaux (22%)
6. logement (21%),
7. activités, équipements sportifs et culturels (18%)
8. action sociale pour les populations défavorisées (17%)
9. développement économique (17%).

Hier thème de campagne numéro un, la sécurité n’occupe plus que la sixième place dans la hiérarchie des propositions auxquelles les citoyens prêteront une importance prioritaire au moment de prendre connaissance des programmes des différentes listes pour les élections.
Sans vouloir contrarier, les chargés d’études, quand vous êtes dans l’isoloir, est-ce le programme qui sera déterminant pour vous ? La tête de l’emploi ? La couleur du logo ? La saveur du slogan ?

Sachez enfin, que les sympathisants du Modem, qui feront l’objet de toutes les attentions et de toutes les convoitises lors des prochaines élections municipales, se positionnent systématiquement entre ces deux électorats sur les sujets où le clivage gauche/droite reste important.
C’est notamment le cas sur les impôts (cités par 16% au PS, 24% au Modem et 28% à l’UMP) ou l’action en faveur des populations défavorisées (citée par 25% au PS, 17% au Modem et 10% à l’UMP).
Ils affichent toutefois davantage de convergences avec les sympathisants de gauche sur les priorités : les cinq premiers thèmes cités par les sympathisants du Modem et du Parti Socialiste sont les mêmes.

Enfin, plus d’un Français sur deux (58% contre 38%) estiment que le remplacement des responsables de l’administration communale lors d’un changement de majorité municipale n’est pas justifié. Ces chiffres soulignent l’attachement des Français au principe de neutralité de la Fonction Publique. Réalistes, les personnes interrogées considèrent pour autant qu’en cas de non-respect de cette neutralité, la pratique du « spoil system » est nécessaire, d’où une opposition somme toute modérée. Donc, avis aux clientélistes municipaux acharnés de certaines banlieues…

Voilà, j’ai toujours du retard dans mes chroniques, celle-ci était imprévue ET nécessaire.
Ce sont les résultats de cette étude, la pression publicitaire, de l’actu, mais aussi mes récents « café philo » dans les vestiaires de la danse et de la musique, avec mes camarades 9cubiens, à la cité autour d’un thé à la menthe, qui m’ont comme toujours inspirés.

J’espère que vous aussi, vous allez commencer à réfléchir dès maintenant à vos choix municipaux, de toute façon, je ne vous lâcherai pas !

À bientôt, à suivre donc les autres chroniques que j’avais déjà annoncée.

Vous aimez ce blog, alors voter ici en cliquant sur les étoiles !

http://www.expression-locale.org/news/chroniques-ma-banlieue


Webographie

(*) Sondage Ipsos réalisé par téléphone les 2 et 3 novembre auprès d'un échantillon national représentatif de 948 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Sondage Obea réalisé par téléphone auprès de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

IPSOS.fr, 19 nov 07 : Notoriété et proximité, les ressorts de la forte popularité des Maires.

IPSOS.fr, 16 nov 07 : L’état d’esprit des maires à quatre mois des élections municipales.

La Gazette des Communes, 16 nov 07 : Congrès des maires de France sous le signe des municipales.

NouvelObs.com, 20 nov 07
: Le Congrès des maires de France s'est ouvert à Paris

Se Loger.com : 91% des Français satisfaits de vivre dans leur ville
Une enquête réalisée par la Sofres pour l'Observatoire de la ville révèle que 91% des Français se disent satisfaits de vivre là où ils habitent et 48% se montrent même très satisfaits. Et s'ils devaient changer, deux cas de figure : les jeunes familles opteraient pour une maison isolée avec jardin pour le bien-être des enfants alors que les retraités rechercheraient le centre d'une ville.

Site web du jeu SimCity sociétés.

Travian, un SimCity dans votre navigateur.


© rédactionnel Valérie Bernard


Cet article a été publié sur Agoravox le média citoyen, le 26 novembre 2007.

Rédacteur Agoravox


Commentaires

Bonsoir Zora,

J'avais déjà mis un proverbe africain de "lion et gazelles" avec un lien sur chroniques de ma banlieue, dans un récent blog-it ex, mais il va falloir que je fasse un lien sur ce billet qui m'en inspirera très certainement un autre.

Ma banlieue est le centre ville de marseille, et le 9ème parisien en alternance pour rupture de référentiel ;-) Plus qu'on ne crois, car à Marseille le 1/3 monde est en centre ville, tandis que south-Pi est sur une dynamique bobo. Sinon, la chose municipale (nationale, européenne et globale) m'intéresse au plus haut point...

J'ai dévoré ce billet. L'urbanisme à la mode coco, c'est terrible. Le plus dure est que ça va durer (l'urbanisme, pas les cocos) 50 ou 100 ans et plus.

J'étais au congrès des maires cette semaine, comme exposant et intervenant aux ateliers de l'AMF. De ma longue "fréquentation" des milieux municipaux (divers), le moins que l'on puisse dire, est que la réflexion sur l'intérêt général et une dynamique locale en phase avec les enjeux globaux et aspirations citoyennes, ne se rencontre que trop rarement.

Comment faire émerger ces rencontres ?

Moi aussi je fais des rêves pour Marseille. Une ancienne ville rouge/rosée, devenue bleue, et clientéliste pour toutes les couleurs ...

Amitiés
Héloïm sinclair

Écrit par : Héloïm Sinclair | 23 novembre 2007

...l’incapacité des élus communistes, à partir des années du déclin, à adapter leur conception du territoire communal à la nouvelle donne régionale: refus de la désindustrialisation, refus de la mixité sociale, refus de construire de l’accession à la propriété, refus des procédures de la politique de la ville...

Tout à fait réel. Discours officiel : il faut permettre aux "prolétaires" de se loger. Mais c'est aussi un réservoir de voix pour ces municipalités, renforcé jusque dans les années 90 par la présence sur le terrain d'associations de locataires émanations du PC. Mais ce refus d'évoluer et d'aller vers une certaine mixité sociale conduit droit à la ghettoïsation !

Écrit par : Corto | 24 novembre 2007

Là Zora tu me laisse sans voix !!! La mixité passe par l'alternance politique en Maire ?

Écrit par : Dadidadou | 24 novembre 2007

Tant de pertinence et de tolérance font du bien au coeur et à l'âme
Les Gauloises blondes et brunes, sous le règne du caporal, devraient continuer à bien s'entendre du neuf cube au neuf sud malgré les événement récents
Depuis longtemps, la banlieue s'embrase ou s'écrase ou du moins c'est ce que l'on veut bien nous faire croire
Merci encore pour tes chroniques qui démontent avec grand talent certaines idées reçues et montrent qu'il y a une vie après le périph

Écrit par : Rémy | 29 novembre 2007

Les commentaires sont fermés.

 
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