29 novembre 2007
Balades et bonnes adresses aux Puces de Paris Saint-Ouen
Depuis mon enfance, je m’y promène, j'y mange, je m'y habille, j'y lis.. bref, c'est un (petit) peu de ma vie.
D’abord avec mon père, à patienter de longs moments dans la quincaillerie bois à la découpe le long du périf’ (aujourd’hui disaprue), seul magasin de bricolage ouvert le dimanche à Paris. Mais aussi à chiner de vieux outils et des livres anciens.
Rien que d’évoquer ces instants, l’odeur de la sciure fraîchement coupée et du papier moisi s’est installée, là tout près de mon nez qui frémit.
Plus tard, ce sera la Chope des Puces avec Maman et ses copains, fans de jazz manouche. Serrés, enfumés, j’observais « les Grands », je patientais sagement pour la récompense : ma crèpe choco-coco que maman allait chercher à la buvette d’à côté.
Il faudra attendre l’adolescence pour que j’aille aux Puces vraiment pour moi à la recherche du jean 501 au délavage idéal, du Flight Jacket qui me moulera par-dessus ma marinière époque L’Effrontée et rythme italien endiablé.
Les Puces, ce sont aussi les récits de ma grand-mère, qui les traversait gantée au volant de sa 4 chevaux pour aller comme elle disait « soigner ses ouvriers » dans l’ex plus grande imprimerie de France (elle était le médecin de l’usine), installée juste derrière les chiffonniers des Fortifs, en plein cœur des Puces.
Hasard de mon parcours, pression immobilière qui pousse à traverser le périf’, choix assumé malgré les regards interloqués du taxi, des amis, des collègues, depuis 4 ans je suis installée en famille dans la ville du plus grand marché d’antiquité du monde.
Alors quand Bonaventure Productions m’a demandée de lui servir de guide pour 4 mini-reportages, diffusés sur la Chaîne Cap24 cablée-TNT, autant vous dire que j’ai foncé.
Un seul objectif en tête : donner envie aux gens de venir, de revenir aux Puces de Paris-Saint-Ouen. Pour la variété des objets, pour le choix, pour le renouvellement constant, pour la magie : parce que les Puces, c’est tout sauf un vide-grenier géant.
Les objets insolites des Puces
Aux Puces de Saint-Ouen, il n'y a pas que des meubles ou des fripes, on y trouve un mélange étonnant d'objets hétéroclites et intriguants. Visite guidée et atypique de cette caverne d'Ali Baba.
Aujourd’hui, les Puces ont obtenu leur classement en Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP), ce qui fait de ce territoire le seul site urbain, en France, classé pour son atmosphère.
Les 17 marchés forment un monde à part, prisé des stars (personnalités de la télévision, de la politique, du show bizz ou du cinéma) et offrent un spectacle surprenant qui séduit chineurs et amoureux des balades originales.
Mes marchés préférés :
- Vernaison : le plus authentique
- Jules Vallès : le plus brocante
- Dauphine : le plus vintage
- Paul Bert : le plus branché
Plans des Puces ici
Où manger dans les Puces ?
Où manger lorsque l'on chine aux Puces ?
Parcours gourmand dans la plus grande brocante du monde.
Mes restaus chouchous
- L’Opus Café (au bout de la rue Jules Vallès)
- Le Café Loom (sur le toit du marché Malassis, 142 rue des Rosiers, 01 40 10 04 26)
- Le Petit Landais (96 rue des Rosiers, tél 01 49 45 11 55).
Les Puces Vintage
Aux Puces de Paris-Saint-Ouen, on trouve aussi un choix unique de vêtements vintage : dentelles, boutons, fourures… vêtements militaires, chaussures, sacs…
Partons à la découverte de ces reliques si tendance :
Mes bonnes adresses :
- Rue Paul Bert
- Rue Jules Vallès
- Dans le marché Dauphine au 1er étage.
Les Puces, l’envers du décor
Bientôt sur vos écrans : tournage et montage pas encore finis, patience...
Pour vous consoler, quelques photos extraites de l'album du blog...





7 hectares, plus de 2 000 stands et boutiques répartis sur 17 marchés aux ambiances différentes, les Puces de Paris-Saint-Ouen sont aujourd’hui le plus grand marché d’antiquités au monde.
Elles accueillent chaque week-end (du samedi au lundi) de 120 000 à 150 000 visiteurs venus du monde entier pour dénicher des objets rares.
Des antiquités classiques (mobiliers, bronzes, luminaires, arts de la table, bijoux, jouets, livres, habits d’époque...) côtoient des antiquités plus surprenantes (objets scientifiques et techniques, de marine, collectors, articles de sport, outils anciens, pièces archéologiques, effets militaires…) pour notre plus grand bonheur.
Et j’espère bientôt des promeneurs-acheteurs supplémentaires, vous qui lisez ces lignes en cette veille de week-end...
Infos pratiques
- Métros : porte de Clignancourt (ligne 4) ou Garibaldi (ligne 13 + 8 min à pieds).
- Parking et marchés gardés par des vigiles.
- Plan des Puces.
93400 mercis à Alexandre Gelbert (producteur) et Antoine Bon (réalisateur), et bien-sûr aux marchands et restaurateurs des Puces qui nous acceuillis avec beaucoup de gentillesse et de convivialité.
Vous aimez ce blog, alors voter ici jusqu'au 30 nov inclus en cliquant sur les étoiles !
09:00 Publié dans Ménagère | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : saint-ouen, 93, banlieue, grand paris, valérie bernard, idée ballade paris week-end, vidéos les puces, cap 24


























Commentaires
Ah!! Moi je vote pour Zora, meilleure présentatrice télé! Excellent cette petite série de reportage et quel bonheur de se balader tranquillement! Tu as du apprécier cette expérience!
Écrit par : Gingerlily | 30 novembre 2007
pas le temps ce matin mais voilà un article que je vais revenir savourer !
Les Puces , mon parisien de père m'en a souvent parlé, ben figure toi que je n'y ai jamais mis les pieds ... une honte ! ni avec lui (préférait m'emmener au Louvre) , ni ensuite (flemme d'ado) ni maintenant (arg l'organisation avec 3 petits monstres qui courrent partout) ... Allez encore un tout petit peu de patience que le dernier se calme un tout petit peu et je pourrais savourer cet authentique monument parisien-banlieusard.
Merci pour ton mail, je te réponds bien vite.
Écrit par : minimoi | 30 novembre 2007
Une éternité que je ne suis allée aux puces. 20 ans au moins.
Je garde précieusement tes conseils, pour une visite que j'espère prochaine !
Écrit par : Dom | 30 novembre 2007
Bonjour, je dirige depuis cinq ans le collectif de Remises En Causes ( R.E.C. ) à Besançon. Pouvez-vous me donner votre adresse mail afin de vous faire parvenir ~1 fois / semaine notre courrier ?
Cordialement,Patrick
patrick25@neuf.fr
Écrit par : PATLEE | 02 décembre 2007
Après les puces t'es bonne pour les emissions de voyage au tour du monde, renconter des individus gouter la bouffe locale et en plus tu peux annalyser la situation politique locale : un concept à inventer : La politique citoyenne !! La vrai
Bisous ma belle
Au fait t'as regardé marseille hier soir sur M6 ?
Sont spéciaux ces journalistes à part les poubelles et deux filcs qui jouent les cow boys après des minots sans casque ils ont même pas parlé du développement economique de la ville
Vivement que tu les remplaces....
Écrit par : Nico | 03 décembre 2007
J'ai pris un grand plaisir à visionner ces trés "BonAventures" de Zora.
J'habite Saint-Ouen et pourtant je viens de découvrir une autre facette des Puces.
Il me gratte déjà de découvrir de nouveaux épisodes.
D'ici là j'espère bien pouvoir tester ces nouvelles adresses .. .
Je vote OUI pour la saison 2 !
Écrit par : BV | 16 décembre 2007
Bonjour Valérie,
Félicitations pour vos télés! C'est vrai que je ne vous avais pas parlé des Puces : une de mes balades préférées à Paris, avec ma petite famille (arrivée le midi, déjeuner sur place, puis errances... j'adore!!!). Vous savez, j'habite l'Avenue de Saint-Ouen!!
Dites-moi, un petit Tupperwine, ça vous dirait? Rendez-vous dans la catégorie du même nom sur VINSURVIN pour en savoir plus.
A bientôt,
Fabrice.
Écrit par : Fabrice (VINSURVIN) | 01 avril 2008
Bonjour ZORA,
je reviens sur ton article des puces sur lequel j'ai d'abord zapé trop rapidement. J'allais moi aussi à la découpe de bois le dimanche avec mon fils, plus rarement avec ma fille et je t'imagine avec ton père à l'âge de tes filles, j'arrête, j'en ai la larme à l'oeil. Je connais bien sûr tous les endroits dont tu parles mais deux m'interpellent plus particulièrement. CHAIX d'abord car ayant travaillé 20 ans à l'imprimerie Georges LANG (3000 pers en 1970, le 3ème dinosaure de l'imprimerie Française avec CRETE) je me rendais souvent rue des rosiers. Le bistrot de Django REINHARDT ensuite car je suis grand amateur de musique de jazz et collectionneur de 78 t (dans 5 siècles on parlera encore de "Minor Swing")
Je suis arrivé à St OUEN en 1947, j'habitais au 12 impasse MOUSSEAU à 2 pas de la zône. Django venait souvent voir ses copains gitans ( manger du hérisson parait'il) à peu près au niveau de la sortie du périf Pte de St OUEN. Ma mère m'expliquait qu'on détectait sa présence aux attroupements qu'il provoquait. Je fréquente toujours régulièrement les puces, mes favoris: la boutique de vélos de la rue Paul BERT, les docks de la radio rue Jules VALES et bien sûr ma copine Marie-Claude STEIGER des phonos de l'avenue MICHELET (unique au monde).
C'est tout pour aujourd'hui.
Bonne Année 2009, change rien à ton dynamisme.
Amicalement
Lamigaby
Écrit par : CHASAING Gabriel | 08 janvier 2009
Gaby,
merci, tu me donnes du courage, surtout en ce moment où c'est frustrant de ne pas pouvoir consacrer autant de temps que ce que je voudrais à mes chroniques.
Merci pour tes mots, la force que tu me donnes. Je t'embrasse.
Écrit par : ChroniquesMaBanlieue | 10 janvier 2009
Merci pour ce post
Écrit par : Nounou | 14 janvier 2010
Bonjour Zora,
C'est avec plaisir que je lis votre article sur les puces de Saint Ouen ou je me suis rendue pour la première fois la semaine dernière. Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié.
Écrit par : Bordeaux | 16 septembre 2010
C'est avec plaisir que je lis votre article sur les puces de Saint Ouen ou je me suis rendue pour la première fois la semaine dernière. Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié
Écrit par : mon | 30 novembre 2010
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