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13 mars 2008

9 mars, les recettes de mon coin de 9 cube

53889c6e891b27c764642b32ebeb99b5.jpgD’ordinaire, la cuisine ce n’est pas mon truc. Mon plaisir se limite, à encourager, parfois participer, et surtout à savourer les plats puis féliciter le cuisinier.

Nous sommes le 10 mars, même si j'étais prévenue, j’ai frôlé le coma : pas assez à manger, ingrédients mal employés j’ai des crampes d’estomac, et c’est reparti pour 6 ans de plus : la maire sortante sera réélue au 2e tour, et ce malgré 4 listes à gauche (total de 63% dur à battre) et 1 seule à droite qui résussit le challenge d'atteindre 11 points de moins que la droite divisée de 2001 (37% contre 48% au 1er tour 2001).

Je savais bien que dimanche ne serait ni le Festin de Babette, ni le Diner de cons : ce dimanche 9 mars 2008 restera à jamais comme le rendez-vous manqué de l’alternance et du renouveau dans mon coin de 9cube.

Tout avait pourtant bien commencé.


Depuis 2000, avec la fin de l’hémorragie de population (35% d’habitants partis des années 70 à 2000), Saint-Ouen voit arriver les promoteurs et l’espoir de faire évoluer la part de propriétaires occupants (21% contre plus de 50% de moy nationale) face à 44% de logements sociaux, l’installation de 4 000 nouveaux électeurs, le déclin de la ghettoïsation communiste et donc un timide début de mixité sociale.
Avril 2007 : les socialistes semblent renaître sur un fond de sauce
communiste municipal avec 5,14 % d’Audoniens en faveur de la camarade Marie-Georges, 4,96 % pour Olivier le facteur contre 39,37% pour la Madone du Poitou et 20,87% pour le Prince de Neuilly.

Bref little RDA connaît une relative Perestroika, un certain mécontentement face à la gestion clientéliste du couple municipal Madame le maire PCF (J.Rouillon) accompagnée de son époux PCF adjoint à l’urbanisme (les Balkany du 9-3), la plaçant en position pour basculer, comme ses sœurs Drancy, Epinay ou encore Colombes en 2001.

Mais voilà, les étoilés du Michelin politique en ont décidé autrement.

D’abord les grands chefs de la rue de Solférino, notre député en tête 1er saucier des élections ont parlé. Pas de liste autonome : le PS se rangera derrière le PC, soit l’inverse des souhaits des sympathisants PS audoniens (65% le 9 mai 2007) qui se sentent aujourd’hui « abandonnés »

La brigade PS locale ne s’est pas rebellée contre cette cuisine électorale. Son tout nouveau et dynamique trentenaire chef de rang, pas encore investi d’une mission élective, a sans doute été jugé trop jeune pour conduire une liste.
L’arrière-garde PS a quant à elle été évincée des tractations : trop usée ? Trop complice des communistes pendant de trop longues années à voter toutes les délibérations PC du Conseil municipal, y compris les mauvais choix ? Pas assez jeune ? Pas conforme au renouvellement de population ?

Peut-être, mais la vraie raison est-elle là ?… La présidence du conseil général valait bien quelques sacrifices… : pas de liste PS dans 33 villes du 9-3 sur 40, contre un nombre de co-listiers âprement négocié aux municipales (14 PS pour 18 PCF sur un total de 39 sièges) et surtout des candidats PS aux cantonales… Ah Désir d’avenir quand tu nous tiens…
Le tout sans avoir peur des contradictions.

Ainsi le candidat PS de mon canton (canton Saint-Denis Sud, L’île-Saint-Denis, Epinay-sur-Seine), celui qui fera basculer ce bastion rouge historique déclare sur sa profession de foi ambitionner : « concrétiser une nouvelle donne pour notre territoire, celle d’un Conseil général à majorité socialiste, qui refuse la ghettoïsation et la stigmatisation, pour au contraire valoriser le potentiel extraordinaire de notre département. » Sincèrement, je lui souhaite pleine réussite dans ses futures fonctions.

Et pan, dans la tête des cocos qui pilotent la « dévalorisation » du département depuis sa création par de Gaulle en 1965, avec la bénédiction de la droite : chacun garde ses électeurs chez lui et tout va bien.
Plus grave, au 2e tour des cantonales, nous serons privés de démocratie. Le sortant PC ayant fait un score inférieur (30,51% - 2 287 voix) à celui de son camarade PS (32,81% - 2 460 voix), le candidat PC se retire.
Au 2e tour, pas de choix donc. S’il y avait une triangulaire contre un UMP ou Modem (tous battus : 11,22% UMP, 4,46% Modem), j’aurai compris le retrait au profit d’un seul candidat de gauche, mais là ? où est la logique ?

Et oui, voilà le tour de main pour « faire entrer la Seine-Saint-Denis dans le 21e siècle », comme le déclare Claude Bartolone (député et conseiller général du 93) dans les médias et sur les professions de foi des cantonales.
La stratégie est claire : le PC vit son dernier mandat municipal, face au PS qui prépare 2010 (cantonales pour se conforter au CG93), puis 2012 (les Régionales), et surtout les municipales de 2014, cette fois séparément du PS.

Côté MODEM, le parti qui sociologiquement avait des chances de s’imposer en 2008 pour gagner en 2014, avec ses 15,40% au présidentielle et bien c’est le désert total.
Les sympathisants et les militants ont été sacrifiés sur l’autel d’une ambition personnelle : celle de l’unique conseiller municipal UDF-Modem local qui pour sauver son poste d’élu d’opposition, indispensable pour ses « à-côté politiques », n’a pas créé de section locale. Au moins, ça règle les problèmes de fusions ;-)
Ancien professeur d’histoire, totalement déconnecté des réalités de la ville, fanfaron des conseils municipaux (voir article « Sacré soirée au Conseil ») mais absent des dossiers de fond, cet élu avait trop peur de se voir dépasser par les Bôlieusards nouvellement installés à Saint-Ouen. Notons que, François Bayrou, reconnaissant pour son ancien trésorier du CDS, a laissé- faire.

Notre élu MODEM (A.Kalaydjian) s’est donc allié à l’élu UMP (W.Delannoy). C’est vrai qu’après s’être mutuellement insultés dans les Conseils municipaux pendant des années, ils partagent tous deux un point commun de taille : leur absentéisme sur le traitement de fond des dossiers, le vide sidéral de leurs actions locales et l’énergie dépensée à la critique passive et déconstructive.

Comme me l’ont souvent dit certains élus cocos : « nous avons l’opposition la plus fainéante du 9-3, un rêve… » Dans ma tête, je me dis un four chaleur tournante pour la non-alternance politique. Imaginer que l’on vous serve tous les jours le même menu à tous les repas pendant plus de 60 ans...

Nos deux compères de l’opposition ont donc uni leurs talents, et ce avant de savoir si l’investiture UMP leur serait donné.
Elu d’opposition depuis 1995, William Delannoy pensait probablement que cela ferait basculer la décision des instances nationales du parti de Nicolas Sarkozy.
Les instances départementales, comme les instances nationales ont refusé de donner l’investiture UMP à William Delannoy qui a alors conduit une liste « d’union citoyenne, solidaire et écologique ».
Un coup RPR, un autre UMP, un coup sans étiquette, selon le sens du vent, ce positionnement peu lisible d’éternel dissident depuis 1995 a perdu la liste conduite par William Delannoy qui totalise 11 points de moins que la droite divisée en 2001.

Récapitulons, sont
« absents» de notre recette électorale le PS (absorbé avec les Verts et la LCR dans la liste d’union conduite par le PCF), le MODEM (1 élu absorbé lui aussi par le dissident UMP) et… oui vous avez bien compter l’UMP, fait aussi parti des absents de ces municipales.

L’investiture UMP a été donnée le 9 janvier, très tard, trop tard ? Surtout pour des militants issus de la société civile et avides de pouvoir : les hommes voulaient bien la gloire de la tête de liste, certains de gagner (mission impossible en 2008 parce droite est un gros mot faute d’engagement concret par les actuels représentants), mais surtout pas accompagner la stratégie de reconstruction-refondation prônée par la femme investie, le tout en vue d’une victoire en 2014.
Sous la pression et l’absence de valeurs saines de changement, la jeune maman a jeté l’éponge (voir article du 25 janvier 08).
La jeune maman, c’est moi et je ne souhaite pas revenir ici sur le cheminement de ma décision, je le ferai après le 2e tour dans le cadre de la publication de mon journal de campagne.

Pour récapituler, les électeurs audoniens avaient donc le choix entre :
- une liste d’union conduite par la maire sortante PCF « réussir Saint-Ouen »
(42,86 % - 4 200 voix)
- une liste LCR « anti-capitaliste » (7,61 % - 746 voix)
- une liste Parti des Travailleurs (2,21 % - 217 voix)
- une liste dissidente PCF «
Ensemble pour Saint-Ouen à gauche »
(10,31 % - 1 010 voix)
- une liste divers droite « d’union citoyenne, solidaire et écologique »
(37 % - 3 626 voix)

Les militants d’extrême-gauche, les PS et les PCF n’ont pas trop eu à se torturer pour leurs votes.
Les déçus de la gauche ont opté pour la liste « Ensemble pour Saint-Ouen », les déçus de la droite se sont abstenus, tout comme les déçus tout court de la politique locale, au-delà des clivages. Pour preuve l’abstention à 49%, en hausse de 5 points et le score en berne de la droite en chute de 11 points par rapport à 2001.

Changer pour l’incertitude, l’être humain n’aime pas trop. Cette posture Ni-Ni (Ni à droite, ni à gauche) choisi par le tête de liste encarté UMP, ajouté au parti-pris du « no logo » face au bingo des marques des tracts et affiches de la liste de gauche (PCF + PS + Verts + LO + Mars), est à mon avis une erreur stratégique.
Je précise au passage que Mars est bien le nom d’un courant politique de gauche et non pas celui d’une barre chocolatée.

En outre, l’absence de travail depuis 1995, ont empêché William Delannoy de se positionner comme le re-fondateur, le rassembleur du renouveau comme ont su le faire en 2001 Chevreau et Lagarde pour l’emporter contre la gauche au 2e tour à Epinay et Drancy, puis dès le 1er tour en 2008.

En stratégie marketing, comme en politique, un positionnement clair est recommandé, à moins d'être The produit miracle ;-)). Encore plus si l’on ambitionne d’être le n°1 du marché dominé par les mêmes depuis près de 70 ans sans interruption.
Plus grave, dans une ville sociologiquement très ancrée d’un côté (ici à gauche, mais ce raisonnement est valable pour une ville de droite) il faut exister avant tout sur le terrain des propositions, des idées et surtout du travail accompli : c’est par l’action continue, ponctuée de coups d’éclat « façon tête de gondole » que l’on peut semer le doute et peu à peu grignoter des parts de marché.

Notre leader de droite, « me too product » serait-il condamner à rester le challenger du « produit star » ?
Tout comme les élus socialistes, restés mutiques par désir d’avenir, l’enfant du pays encarté UMP, n’a pas su médiatiser certains points noirs de la politique d’urbanisme de la majorité PC-PS, ni même fédérer les énergies citoyennes opposées à la politique locale.

Au 1er tour, vous l’avez peut-être compris à la lecture de ces lignes : je fais partie des 49% d’absentionnistes.
Ce n’est pas une question de droite ou de gauche, mais bien d’action, de valeurs et d’idées que je souhaite défendre.

Je n'avais pas assez d'éléments pour voter pour et pas envie de voter contre quelque chose ou quelqu'un. Dommage que les votes blancs ne soient pas comptabilisés.
Ainsi à Puteaux, j’aurai sans doute été sur la liste citoyenne de Christophe Grébert qui depuis 2 ans se mobilise pour proposer un programme face à la mauvaise gestion clientéliste et népotique des UMP Ceccaldi-Raynaud.
Par son travail, sa capacité à fédérer une équipe, il y aura enfin un 2e tour et un vrai contre-pouvoir à Puteaux.

Et que dire d’Asnières, où le dissident UMP s’est allié au 2e tour avec le PS et le Modem pour construire une alternative aux méthodes très contestées de l’UMP Aeschlimann et sans doute faire tomber la mairie.

Les électeurs ne sont pas des gogos, quand le travail de terrain existe et qu’il est habilement valorisé et médiatisé, les urnes parlent, au-delà des clivages gauche-droite.
Alors, en 2008 pour la 1ère fois de ma vie de citoyenne, pour cause de rendez-vous manqué des idées et des valeurs, Chouchou et moi nous sommes abstenus.
Après m’être engagée dans différentes actions citoyennes, contre les « crimes urbains » de la majorité PC-PS, impossible de voter pour eux, et ce même si j’apprécie certanes personnes issues du PS.

Pour la prochaine mandature, l’époux de Madame le Maire et adjoint à l’urbanisme, sera remplacé par « un refugié politique » parachuté de Miramas (Bouches du Rhône) où les cocos ont perdu face à la droite en 2001.
Ce stalinien pur jus, réfractaire au dialogue et prêt à déclarer la guerre aux bourgeois des pavillons sur l’autel du progrès social me donne des frissons dans le dos. Croyez-moi, je l’ai vu à l’œuvre, mépriser les petits-propriétaires de la porte Saint-Ouen en 2005.

Adepte de l’économie de marché, je ne me reconnaissait pas non plus dans les propositions irréalistes de la LCR et du PT.
Enfin, à la lumière des prestations de la tête liste divers droite, je n’ai pas été convaincue par sa capacité à gérer une ville et une équipe, ou encore à reconstruire et travailler pour 2014.
Restait la liste divers gauche, j’ai longuement hésité à me prononcer en leur faveur, même si certains points sur le logement social ne me convenaient pas, ou encore un relatif aspect communautariste à leur liste. Leurs différents engagements de terrain dans la vie locale les rendent en effet crédibles pour incarner une opposition de gauche, indépendante de toute logique d’appareils politiques.

À quelques jours du 2e tour, je n’ai plus qu’un seul souhait : que les élus PS et divers gauche sachent enfin être acteurs et s’opposer chaque fois que nécessaire aux dérives du communisme municipal, là où la droite n’a pas su exister.
Le tête de liste divers droite clame partout depuis des semaines que s’il perd il arrête. Comme Attila, laissera-t-il derrière lui une opposition décrédibilisée sans leader ou même succession préparée ?
J’espère que les élus restant dans l’opposition sauront s’investir un minimun, afin que la droite locale sorte enfin de cette image stérile d’anti-gauche exsangue de vision et d’intérêt pour les habitants, au-delà du pouvoir.

2008, rendez-vous reporté ? Sursis pour le PCF local, pied vers l’autonomie du PS, avenir à réinventer pour la droite ?


EPILOGUE
Mardi, j’accompagne la Math’ Sup’ de Fifi Brindacier à la patinoire, avec l’impression terrible que notre cadre de vie va stagner 6 ans de plus.
Le car scolaire suranné (on dirait une copie du modèle Majorette de mon enfance) sans ceinture de sécurité pour protéger nos enfants, nous dépose à la patinoire municipale.

2405a2b6f47226e2761aef7f59c5b035.png« On dirait les égouts ici », s’exclame un enfant
Les abords de la patinoire, fruit de la réflexion d’un éminent architecte urbaniste membre du PCF (Paul Chemetov) qui a raté son Beaubourg du 9-3 (en 1980), sont jonchés de détritus et couverts de grafittis et c’est comme ça depuis des années.
Et je ne vous parle pas de la rouille, des fuites d’eau.
Si vous râlez, on vous répète impassiblement « allez vivre à Neuilly Ma bonne dame ».
Un autre élève demande « pourquoi la pt’ite fille qui mendie avec sa maman n’est pas à l’école ? »
Les maîtresses et les mamans regardent à terre. Dans ma tête, je me dis : « Parce que les Rroms sont européens et que la mairesse dit que c’est la faute du gouvernement si la police municipale les a laissé s’installer.
»

Tout d’un coup, je repense aux remarques de miss star Ac’ (ainée des Blondes) quand nous allons à Paname 17 voir les copines de l’école catho : « ben dis donc, ici les maisons elle sont pas pareil qu’à Saint-Ouen. Les fenêtres sont plus grandes, elles ne sont pas carrées, les murs sont en pierre beige, dis pourquoi c’est différent ?
»
- « Mes chéries, c’est parce qu’on habite en banlieue. »
- « Ah bon ? »

Comment leur dire que pour certains c’est trop bourgeois les toits pointus plutôt que carrés sur les HLM ? Trop bourgeois les bassins et les manèges dans les trops rares espaces verts ? Trop bourgeois de vouloir vendre son appart au prix du marché et pas au prix préemption-spoliation ? Trop bourgeois les briques rouges, c’est mieux de mettre des grises et des balcons en béton ».

Et j’arrête là, parce que ces élections me foutent un cafard d’enfer, et que je ne voudrais pas vous contaminer, ou encore vous assommer avec des lieux communs sur la banlieue.
Et pourtant je l’aime mon coin de 9cube. Je m’attache sur ce blog à vous en faire partager les bons côtés.
J’y ai fait notamment des rencontres formidables, et au-delà des rues grises, des incivilités sur la propreté, la circulation, nous y vivons dans le cocon de notre rue Sésame pavillonnaire… Toutefois, tous les autres habitants n’ont pas cette chance, ne l’oublions pas.

Il y a ici presque tous les ingrédients pour en faire une ville de banlieue loin des clichés, avec une vraie mixité sociale, malheureusement à ce jour aucun chef (étoilé rouge ou bleu) n’a pu relever le défi.

@ suivre donc.

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WEBOGRAPHIE

Le Parisien.fr, 13 mars 08 : Keita arbotre du duel Rouillon-Delannoy

20minutes.fr, 13 mars 08 : PC et PS divorcent en Seine-Saint-Denis

Le Parisien.fr, 12 mars 08: Cantonales, PS et PC s'accordent sur les désistements

Le Parisien.fr, 10 mars 08: Cantonales, le PS devrait faire basculer le PC

Le Parisien.fr, 10 mars 08: union générale contre le maire d'Asnières

Le Parisien.fr, 22 fév 08: 172 listes pour 40 villes

Agoravox.fr, 4 janv 08 : Asnières, vidéos d'une démocratie locale en faillite

Commentaires

Je suis particulièrement surpris des tons que vous employez dans cet article: d'une part vous vous étranglez au vu des résultats du 1er tour, et 100 lignes plus loin vous nous dites ne pas être allé voter ???!!!??? qu'attendiez vous ? que 51% des électeurs ayant daigné se déplacer vous appellent quand même de leurs voeux à la tête de leur mairie malgré votre désistement? vous connaissiez très bien les listes en lice, il ne pouvait y avoir de surprise que sur la répartition des pourcentages des 2 listes principales.
C'est la France, c'est le 93, c'est la banlieue, c'est le je m'en foutisme de tous les citoyens de la ville: "pourquoi allez voter? qu'est ce que ça changera? pour qui ? je les ai jamais vu ceux là?" alors sciemment ou non, on ne vote pas ou on préfère ne pas tenter une autre aventure que celle que l'on connait, pourtant d'ores et déjà pas très gaie...
Si vous n'avez pas compris ça, continuez encore vos rencontres et vos réunions associatives, syndicales, partisanes, cinématographiques ou autres... et peut être que cette vraie face des hommes, des français, des audoniens finira par vous apparaitre.
Après cette petite mise au point qui me semblait nécessaire, je tenais à vous encourager, car je pense comprendre les déceptions qui vous ont envahie ainsi que tous les coups hauts ou bas que vous avez reçus pendant cette campagne: "tu imagines, une nénette de 30 ans, UMP en plus! qu'est ce qu'elle vient faire chez nous cette petite bourgeoise qui n'a rien d'autre à faire de sa journée que de râler sur la mairie sur internet ! ferait mieux d's'occuper d'ses gosses! d'mon temps les femmes elles la fermaient..." et autres florilèges certainement moins diffusables, voire plus vicieux car plus insidieusement cachés, communiqués et propagés.
En définitive, je vous félicite d'être allée jusque là, car ce n'est pas le moral qu'il faut avoir dans ces batailles; c'est un coeur protégé par un bunker, ce qui n'est pas donné à grand monde.
J'espère que vous vous en remettrez, car même si vos articles m'énervent un peu (beaucoup?), je n'en rate jamais un (mais chut, ne répétez ceci à personne), alors continuez, pour tous les habitants (enfin pour les 49% que ça intéresse visiblement) ...

Écrit par : Bienvenue chez les co'cos | 14 mars 2008

des déceptions, ces élections m'en auront données aussi. Du mal à comprendre pourquoi, plutôt que de tenter de faire bouger les choses , mes concitoyens ont soit choisis de rester chez eux, soit de revoter pour un homme dont j'ai pourtant entendu mille critiques. Certains nous avouant même qu'ils n'avaient pas eu le "courage" de se lancer contre lui ... et choisissant donc de le soutenir (là j'avoue que çà me dépasse carrément) .
Bref ici aussi c'est soupeàlagrimace au menu.

Écrit par : minimoi | 14 mars 2008

@ bienvenue chez les Cocos
Je ne suis pas étonnée... L'abstention est un mode d'expression et je suis relativement ok avec votre analyse.

Je ne puise ma pas ma motivation dans le fait de battre tel ou tel.
Mon vote doit en effet exprimer un vrai choix et non pas une décision prise par défaut.

Chacun ses contradictions, vous le premier, qui ne ratez pas un article, mais que cette lecture énerve... Attention, on frole le sadisme ;-)

@ Minimoi
L'abstention, comme pour tant d'autres citoyens, c'est le mode d'expression que j'ai choisi pour exprimer mon insatisfaction.
Ah, si le vote blanc était pris en compte !

Écrit par : ChroniquesMaBanlieue | 14 mars 2008

Je viens de valider mon vote pour votre blog au festival de Romans sur les bons conseils de mon ami Alain.
Je ne le regrette en rien tant la percussion et la force des articles lus m'a incité à le faire avec entrain !
amicalement,
pat

Écrit par : Patrick FORT | 15 mars 2008

Alirecequevou écrives, vous n'êtes pas prête de refaire de la politique. C'est vraiment navrant. Je voulais bien être élue et voter pour moi OK. Voter pour un autre jamais. En 2002 des gens ont voter CHIRAC pour BATTRE LE PEN et vous qui détestez les cocos vous ne voter pas pour l'alternance ; franchement c'est navrant.

En démocratie, on vote on sanctionne on ne s'abstient pas ... Vous êtes trop nulle décidément.

Écrit par : PierPolJak | 15 mars 2008

@zoralarousse
Confirmation, vous m'avez bien cerné, et sans guillemets je me sens un peu maso de vous lire en étant souvent en désaccord avec vous, c'est comme quand on écoute en râlant un homme politique qui n'est pas de son bord mais qu'au fond de soi on se dit "merde, il a quand même raison et il faut bien la régler cette question", je crois que c'est simplement du respect pour la personne et la façon de défendre ses idées, sans considérations sectaires.
Bien à vous..
Bclc

Écrit par : Bienvenue chez les co'cos | 16 mars 2008

@PierPolJak

W.Delannoy n'est pas Chirac et J.Rouillon n'est pas Le Pen...
Comme je l'explique dans mon blog, je souhaite voter POUR quelque chose, pour quelqu'un.
Delannoy est élu depuis 1995 et n'a rien fait pour sa ville.

Vous lirez bientôt mon journal de campagne et vous comprendrez pourquoi, en l'état actuel de la situation et surtout des comportements inadmissibles de certaines personnes à droite, la politique à Saint-Ouen n'était plus (ou pas) compatible avec les valeurs que je souhaite défendre.

En démocratie, le vote comme l'abstention sont l'expression d'un message.
Au 2e tour, j'ai voté blanc. Cette fois, je suis comptabilisée dans les suffrages exprimés, et c'est important pour la démocratie (là je vous rejoins).

Si vous êtes proche de Delannoy, demandez-lui après cette élection ce qu'il compte faire pour reconstruire l'opposition dont il a détruit l'image depuis tant d'années...
L'a-t-il prévu d'ailleurs ? Va-t-il une fois encore laisser tomber ses électeurs ?


@ Bienvenue chez les Cocos
Merci de votre respect et de votre lecture attentive.
Avez-voté au Festival de Romans ?

Écrit par : ChroniquesMaBanlieue | 16 mars 2008

Je regrette beaucoup mais la droite, à l'instar de la gauche d'ailleurs, ne fait absolument rien qui puisse se traduire par une élévation du niveau de vie des citoyens de ce pays. Tous gèrent en fonction des intérêts de quelques uns, qui sont une minorité, vous le savez bien.
En ce qui est de saint-ouen, on ne peut nier que les habitants disposent de structures sociales qu'ils apprécient sans doute. Je ne connais pas madame Rouillon. Je m'appuie uniquement sur ce que je vois et ce que j'entends. Certes, tout n'est pas parfait à saint-ouen - notamment concernant la propreté - mais il y a aussi des choses positives.
J'ai l'occasion de circuler dans le département et j'ai constaté qu'il en va de même dans de nombreuses communes du département. J'ai aussi le sentiment que pour nombre d'habitants la propreté n'est pas leur préoccupation première. On laisse parfois des détritus sur le bord du trottoir et on arrache, volontairement ou non, les sacs poubelles.
Ce que je puis affirmer c'est que la droite ne fait pas mieux. Elle fait même parfois moins bien. Alors pourquoi voulez-vous que l'on se dérange pour aller voter. Plus on vote, moins ça change, dit mon voisin de palier. Je dois avouer qu'il a raison.

Écrit par : Mazet lucien | 26 mars 2008

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