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12 avril 2008

Grand Paris : j’en ai rêvé, Dallier l'a fée ?

ee4928e711b95800dc8f53e84fca3d6f.jpgMercredi 9 avril, voyage collé-serré-apné dans la ligne 13 pour me rendre de mon coin de 9cube aux beaux quartiers, invitée au Palais du Luxembourg, à la conférence de presse (vidéo intégrale sur le lien) du sénateur-maire Philippe Dallier qui présentait son rapport sur le Grand Paris.

Ce rapport, publié au nom de l’Observatoire de la décentralisation du Sénat, apporte des éléments de réponse à un certain nombre de problématiques (emploi, fiscalité, sécurité, transports...) et propose un cadre institutionnel nouveau pour la gouvernance en Île-de-France, à travers la création du « Grand Paris ».

Evidemment, écris comme ça, je ne suis pas sûre de vous faire rêver. Et pourtant…
Vous lecteurs, de tous les côtés du périf, tantôt coincés dans votre métro, votre auto, à l’étroit dans votre dodo… N’avez-vous jamais rêvé à de meilleures conditions de vie ?
Et vous provincial, n’avez-vous pas parfois maudit les parigots-franciliens prêts à vous piquer toutes les aides et autres attentions de l’État pour subventionner les multiples couches du mille-feuille institutionnel francilien ?

Chaque jour, quelques 300 000 Parisiens vont travailler à l’extérieur de la capitale, tandis que 500 000 des métro-parisiens de proche banlieue font le trajet inverse. Mais pour les questions essentielles que sont par exemple le logement, les transports ou l’emploi, les concertations et les prises de décision au niveau de l’Île-de-France deviennent presque mission impossible.

Et s’il existait une solution pour décider (enfin) d’un avenir commun construit sur la mutualisation des richesses pour résoudre ensemble les problèmes, et non plus les subir chacun derrière un mur péri pas phéérique à l’ombre de la ville lumière ?
Soyons fou, une forme de communisme-capitaliste au service de la région la plus riche de notre pays, celle aussi qui concentre le plus de difficultés et de disparités.


C’est que nous, les blogueurs humeuristico-politique, n’avons pas l’honneur de recevoir des colis de grandes marques de cosmétiques ou d’électro-ménager pour tester l’anti-rides aux nanosomes phosphorés qui sera démodé dans un mois, ou le super dépilateur-masseur-réducteur de cellulite…
A croire que l’on ne peut pas être à la fois ménagère, citoyenne et tendance-addict… Avis aux agences de Buzzmarketing. Au passage, spéciale dédicace aux ménagères Dom et Manou qui nous prouvent sur leur blog que les ménagères de moins de 50 ans ont un cerveau !

9e3767c80566a2b523ed93e2a6e8c8db.jpg Ce mercredi matin au Sénat, ce n’est pas de cosmétique dont il a été question, mais bien de chirurgie réparatrice. Alors, oui j’ai rêvé, d’un rêve qui peut devenir opérationnel dès 2010, si nos politiques acceptent, au-delà des querelles gauche-droite, d’être pragmatiques et audacieux, le tout au service du cadre de vie de nous, citoyens si souvent sacrifiés sur l’autel des clivages politiques.

Après des années d’ignorance, voire parfois de mépris entre Paris et ses banlieues, il est désormais temps de recoudre les blessures urbaines au service du progrès social et économique.
Les tentatives d’hydratation des tissus, via la création de la Conférence métropolitaine par Bertrand Delanoé (maire de Paris), ont certes permis de dialoguer des 2 côtés du périf, mais aucune décision ne peut être prise dans cette instance uniquement dédié à la concertation.
Aujourd’hui, stop à l’incantation, place à l’action concrète !

Vous l’avez compris, ce n’est pas le voyage de la désormais célèbre ligne 13, si célèbre qu’elle était même en Une du Monde comme l’écrit ici mon ami blogueur Jean-Paul Chapon, qui m’a transportée dans la rêverie, mais l’exposé brillant de clarté et de solutions d’avenir de Philippe Dallier.

Le principe du « Grand Paris » est simple : penser global pour agir local, en donnant les moyens et les outils de la vision. Le tout dédié à un seul objectif : répondre aux attentes des Franciliens.

Le jeune sénateur-maire UMP, pur produit de la banlieue comme il se définit parfois (naissance à Bondy, études universitaires puis élu dans le 9-3), parle sans langue de bois, avec le pragmatisme qui fait souvent défaut à ses confrères, tous bords politiques confondus, morceaux choisis :
•    « Il faut un pilote dans l’avion »,
•    « simplifier le mille-feuilles institutionnel francilien »,
•    «  rendre plus efficace la dépense publiques »
•    «  redonner du sens à la démocratie locale ».

Grand Paris = 75 + 92 + 93 + 94
Ou comment 1 +3 ne feront qu'un. Estimant que « la gouvernance en Ile-de-France a besoin d’une vraie rupture », Philippe Dallier propose dans son rapport de substituer une nouvelle collectivité territoriale aux quatre départements de la petite couronne : Paris (à la fois ville et département 75), les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne.
« Ce Grand Paris, avec ses six millions d’habitants (contre 11 millions pour la région IdF et 1,2 pour Paris intra-muros), ne remettrait pas en cause l’existence des communes ni de la région », assure Philippe Dallier. En revanche, il signerait la disparition des intercommunalités existantes.

fdda01f91b39e6a6a5f08cea6cf1caae.pngCi-contre, schéma avant-après les propositions de Philippe Dallier.
« Cette solution n’est pas idéale mais c’est la plus pragmatique », ajoute le sénateur. « Elle permettrait de partager la richesse économique sur ce territoire afin de financer l’effort de cohésion sociale et de conduire les politiques sur les périmètres adéquats pour être efficaces ».
Pour le sénateur-maire des Pavillons-sous-Bois, « le coeur de l’agglomération la plus riche de France et d’Europe ne peut continuer, sans risques, de voir perdurer la juxtaposition de zones accumulant la richesse économique et d’autres concentrant les problèmes sociaux ».

Si l’on croit dans les 30 les propositions concrètes de Philippe Dallier
(GParis_NotPressDallier_9avr08.pdf), le Grand Paris de demain pourra devenir enfin un espace de cohésion sociale et urbaine, créateur de progrès, de quoi rêver donc... à vivre, travailler, étudier, se cultiver, tous ensemble.
Une seule autorité « Grand Paris » bénéficierait de la mise en commun des richesses économiques (taxe professionnelle, droits de mutation) pour financer du social (RMI, personnes âgées) et du développement économique.
Ainsi solidarité et péréquation financière caractériseraient ce nouvel ensemble et permettraient des économies d'échelle, en évitant les doublons pour une même compétence. Le budget initial, qui représente l'addition des quatre budgets départementaux (5,4 milliards en 2005 pour le 94 + 93 + 92 + 75), ne serait pas augmenté, «car Paris la riche ne doit pas tendre la main à la nation».

La fée du courage politique aurait-elle inspiré notre jeune sénateur pour redonner une pêche de jeunesse à la veillissante région parisienne comparée à Londres, New York et Tokyo, ses concurrentes intelligemement botoxées, du club des métropoles mondiales leaders en attractivité économique, culturelle et intellectuelle ?
Ainsi, « Londres n’aurait pas obtenu l’organisation des J0 2012 sans la création du Grand Londres » selon les déclarations d’Elizabeth Meek (préfet du Grand Londres) à la délégation sénatoriale en visite en janvier dernier.
Paris, c’est 1,2 million d’habitants sur 105 km2 contre 1 570 km2 pour le Grand Londres, 605,8 km2 et 3,15 millions d’habitants pour Madrid.

Trop petit, trop grand…  Selon vous, quelle serait est la bonne échelle du Grand Paris, pour permettre enfin l’application de politiques efficace à l’échelle des hommes et du territoire ?

La région Île-de-France, actuellement c’est aussi, huit départements, la Région, la Ville de Paris, des intercommunalités et 1 300 communes qui se partagent compétences et pouvoirs.
Résultat, le constat n’est pas savoureux : les décisions qui font ou défont notre cadre de vie « métro-parisien » sont prises et/ou bloquées par les multiples intervenants des nombreuses couches du mille-feuille institutionno-techno-politique. De quoi se noyer dans les 5 niveaux de crème (
GdPariSchéma.pdf).

C’est pourquoi, Philippe Dallier propose de fusionner les départements 75 (Paris) avec les 92, 93 et 94 en une seule nouvelle entité appelée « Grand Paris » ou « Paris Métropole » ou autre chose, le débat ne situe pas sur le nom, mais sur le fond.
Celui-ci s'appuie sur une enquête de l'Observatoire de la décentralisation du Sénat, à laquelle 123 maires de petite couronne ont répondu (mais pas le maire de Paris).
Élus de toutes tendances, ils sont 79,1% à critiquer le mode de fonctionnement de la gouvernance francilienne. 70,8% d'entre eux se disent mécontents de la façon dont est traité actuellement le dossier de la sécurité, et 81,8% celui des transports. 86,9 % estiment que la crise du logement ne peut être résolue seulement au niveau de la commune.
Enfin, 81,8% des maires de la petite couronne refusent que Paris devienne le chef de file de la nouvelle agglomération.

La création du Grand Paris s’effectuerait en deux étapes
D’abord, dès 2010, une loi instaurerait un conseil général du Grand Paris par fusion des quatre départements. « Les compétences resteraient inchangées : social, routes, collèges…et les budgets seraient mutualisés », précise le sénateur-maire.
L’assemblée, composée de l’ensemble des conseillers généraux, élirait son président.
Puis, dans une seconde étape (2011), une nouvelle loi créerait une collectivité territoriale dotée de compétences limitées : transport, logement, développement économique, social, sécurité, les autres compétences étant partagées entre les communes et la région Ile-de-France. Le président du Grand Paris serait élu au suffrage universel direct et son assemblée constituée de 120 conseillers élus.

Savez-vous qui est votre conseiller général ? Votre conseiller régional ? Les avez-vous déjà rencontré ? à quoi servent-ils ?
Il y a de quoi s’y paumer entre les compétences qui relèvent de la ville, celles du département, des communautés de commune, de la région.
C’est ainsi que pendant que le tramway parisien a été construit à grands frais, nous les Outres-Périphéens asphyxions dans les lignes 13, A et B du RER. Et que dire du Vélib’, qui s’arrête sous le périf, ou bien continue de rouler dans certaines intercommunalités de banlieues et pas dans d’autres. Bel exemple de vision globale des déplacements à l’échelle d’un territoire !

Prévoyant tout ou presque dans ces 30 propositions (
GParis_NotPressDallier_9avr08.pdf), le rapporteur Dallier détaille la gestion du logement par le Grand Paris (avec objectifs de construction chiffrés et obligatoires pour les communes), la création d’un préfet de police du Grand Paris, d’une académie du Grand Paris (remplaçant Paris + Créteil + Versailles), d’une agence foncière du Grand Paris, d’une agence de développement économique du Grand Paris.

Le Grand Paris devrait ainsi permettre de « rééquilibrer » la construction de logements sociaux là où il y en a peu, et d’éviter par exemple à Paris de continuer à « expatrier » ses pauvres en banlieue comme elle l’a déjà fait par le passé et compte continuer à le faire par exemple dans les Docks de Saint-Ouen où la Capitale possède 10 hectares destinés a priori à du social dans une ville qui en comporte déjà 44%.

Si la vision-action globale existait à l’échelle « Grand Paris », nous pourrions aussi bénéficier, comme le propose Philippe Dallier dans son rapport, de tarifs de parking harmonisés par exemple. Ou encore d’une unique taxe d’habitation et taxe professionnelle.

Le 92 sera-t-il prêt à faire pot commun de sa taxe professionnelle ?
Pour Philippe Dallier « Ce serait un message très fort envoyé aux jeunes des quartiers, que de dire, oui , nous allons partager la richesse pour financer les politiques sociales. »

Pierre Mansat, adjoint communiste de Bertrand Delanoë chargé des relations avec les collectivités territoriales d’Île-de-France et du dossier Paris Métropole,
est d’accord sur ce principe et l'avait exprimé lors du débat que j’avais co-organisé, en présendu sénateur Dallier, en décembre dernier à Saint-Ouen.
Pour l'adjoint au maire de Paris : « le Grand Paris est aussi l’occasion d’établir une équité financière entre les territoires de l’Île-de-France.
Paris et les Hauts-de-Seine bénéficient de 80 % de la taxe professionnelle de la petite couronne pour 60 % de sa population. La Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne ne reçoivent, eux, que 20 % de la taxe pour 40 % des habitants. Le Grand Paris pourrait être l’occasion de mettre en place une taxe professionnelle unique.
»

Comme quoi, parfois UMP et PCF peuvent s’entendre…
Toutefois, même si le feuilleton politique du Grand Paris bat son plein, les épisodes à venir s’apparentent plus à « règlement de compte à Ok corral ».

Le Grand Paris attise, divise….
Lors de sa conférence de presse, Philippe Dallier a passé en revue l’éventail des possibles pour l’avenir de l’agglomération parisienne, qu’il soit de gauche ou de droite,.
Sous l’intitulé « Les scénarios inacceptables », il range nombre de solutions prônées ces derniers temps par les acteurs du débat, à gauche comme à droite.

Le syndicat mixte de Roger Karoutchi ? C’est, pour Dallier, « l’absence d’ambition ».
Roger Karoutchi, chef du Groupe UMP à la Région, Idf candidat à la candidature UMP pour les élections régionales de 2010, prône dans le JDD « une structure légère de mission, sorte de syndicat mixte ouvert sur de grands projets - pas une collectivité territoriale supplémentaire. Cette structure devrait disposer d'un grand conseil d'administration où siégeront l'Etat, la région, les départements, les communes, sur la base du volontariat dans un premier temps.
Avec une contribution des collectivités à hauteur de leurs ressources fiscales
», précise-t-il.

Les intercommunalités autour de Paris (ou pétales de margueritte) préconisées par la région IdF via son président JP Huchon et par le communiste Patrick Braouezec souhaitant bien sûr préserver Plaine-Commune au sein de cette ensemble, c’est pour Dallier « le refus d’une ambition commune ».

Quant à la communauté urbaine, évoquée le matin de la conférence de presse par Patrick Devedjian, président UMP des Hauts-de-Seine, elle « ne ferait que rajouter une couche supplémentaire au mille-feuilles institutionnel existant. De plus, l’Etat devrait lui apporter un peu plus de 500 millions d’euros ». Une perspective jugée peu réaliste par ces temps de rigueur budgétaire.

Dans la cacophonie générale, les divisions à gauche comme à droite, chacun envoie donc ses messages à coup de médias.

Claude Bartolone, récemment élu président du Conseil général du 93 déclare dans Le Figaro « voir plus loin et plus large pour le Grand-Paris », jusqu'à l'inscrire dans le « périmètre des cathédrales : Reims, Beauvais, Rouen, Orléans ».
Noyer le poisson dans les banalités sans le courage de propositions concrètes, est-ce une façon pour Claude Bartolone de s’accrocher fermement à sa « prise de guerre » du 9-3 arraché aux camarades PC « propriétaires » du département le plus pauvre d’IdF depuis sa création en 1964 ?
« Qu'en penseront les banlieusards coincés pendant plus d'une heure, non pas entre Beauvais et Paris, mais entre Nanterre et la Défense, en fin de semaine dernière ? Ils attendront sans doute la piste cyclable Beauvais-Nanterre-Paris...
» ironise le blog Paris est sa banlieue.

Le président (PCF) du conseil général du Val-de-Marne, Christian Favier, a jugé
« tout simplement ubuesque » le rapport Dallier sur le Grand Paris.

À la mairie de Paris, Pierre Mansat, sans doute solidaire de ses camarades communistes, accrochés à leurs bastions, réfléchit à une sorte d’assemblée de syndicats mixtes auxquels seraient intégrées les communes selon les sujets d’action. « Il faut inventer quelque chose de nouveau de toute façon », avertit-il.

Quant à Jean-Paul Huchon, le présiden de la région Île-de-France, il se dit persuadé que « la région reste la collectivité de pilotage la plus pertinente. » Il admet cependant la création d’intercommunalités en petite couronne.
Aurait-il peur de perdre en pouvoir avec la création du Grand Paris ?
D’ailleurs, pour le président PS de la région IdF :
« l’intérêt gouvernemental pour le Grand Paris n’est qu’une manœuvre politique. C’est pour la droite une manière d’empoisonner la région et la ville de Paris qu’elle n’a pas pu conquérir.»

Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement rejette les principales propositions du sénateur Dallier : « Il ne faut «pas faire exploser la région Ile-de-France ». L’idée du sénateur Dallier est «séduisante a priori... mais elle apporterait plus de problèmes que de solutions.
»
La volonté de mettre en commun les richesses de l'agglomération parisienne ne se heurte-t-elle pas à la frilosité des Hauts-de-Seine, plus riche département de France et fief de Nicolas Sarkozy et se son ami Roger Karoutchi ?

Le sort des villes nouvelles plus lointaines, des départements 91 et 77 (Évry, Marne-la-Vallée) pose aussi question. Il ne s’agit pas de reculer les frontières et de créer de nouvelles ghettoîsation.
Minimoi, camarade blogueuse du 9-one, sache que Philippe Dallier souhaite d’ailleurs « garantir des mécanismes de péréquation aux départements de la grande-couronne, notamment en matière de transport et de grandes infrastructures ».

Grand Paris : grand défi, gros souci...
Vous l’avez je l’espère réalisé à la lecture de cet article (trop long, je sais…) toutes les fées et autres elfes (libre à chacun de définir ses avis) se penchent sur l'avenir du Grand Paris, « un gros défi, avec de grands soucis », comme l’écrit Betrand Legendre dans Le Monde.

Selon l’éditorialiste,
« il manque, dans l'organisation de la région métropole, une autorité capable de dominer les intérêts particuliers, à la manière de Paul Delouvrier (1914-1995), devenu, en 1961, délégué général au district de la région de Paris.»

Le rapport du sénateur Dallier nourrit le débat et livre un mode d’emploi complet à Christian Blanc, le nouveau secrétaire d’Etat à la Région capitale, nommé par Nicolas Sarkozy.
La venue de Christian Blanc comme secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, est, selon Philippe Dallier dans le JDD, une « bonne nouvelle » pour le Grand Paris. « On connaît ses capacités de négociateur. J'attends de lui qu'il mette tout le monde autour de la table. Il faut avancer. Et vite. »

Le nouveau secrétaire d’état, ex-rocardien aujourd'hui Nouveau-Centre et président de la RATP (voir son portrait dans 20Minutes) disposera-t-il d'une lettre de mission du président Sarlzoy lui ouvrant les clés d’un Grand Paris façon Delouvrier du 21e siècle, les erreurs en moins, Métrophérique en plus ?

Le débat pour l’instant technocrato-politique, deviendra-t-il avec le temps accessible par les Franciliens.  Les habitants sauront-ils s’exprimer, se rebeller si nécessaire ?
Alors, à qui la baguette magique pour changer VRAIMENT notre quotidien ?

@ suivre donc…

© rédactionnel Valérie Bernard pour chroniquesmabanlieue.com.

WEBOGRAPHIE

Rapport Dallier sur le site du Sénat, le blog du sénateur.

Le Journal Chrétien, 11 avr 08 : 7 clés pour ouvrir le Grand Paris.

Le Monde.fr, 12 avr 08 : Grand Paris, grand défi, gros soucis.

Liberation.fr, 10 avr 08 : Grand Paris : le sénateur Dallier ne fait pas de quartier.

Le Figaro.fr, 9 avr 08 : Le Grand Paris suscite des tensions dans la majorité.

Le Parisien.fr, 9 avr 08 : à chacun son Grand Paris.

Le Moniteur-Expert, 9 avr 08 : Grand Paris, Philippe Dallier propose de fusionner les quatre départements de la petite couronne.

Blog-Journal d’un assistant parlementaire, 8 avr 08 : le sacrifice de Philippe Dallier.

Le Monde.fr, 6 avr 08 : Sénateur Dallier : le Grand Paris sera "une véritable rupture".

JDD.fr, 6 avr 08 : il faut supprimer quatre départements.

20minutes.fr, 18 mars 08 : Christian Blanc, l’ex pdg Rocardien.

Le Monde.fr, 3 mars 08 : Communes, "agglos" et Grand Paris.

Crédits photos : JP Chapon, Le Parisien

Commentaires

merci, je viens de faire une lecture rapide, j'y reviendrais en passant par les liens de cet intéressant sujet qui m'interpelle beaucoup beaucoup.

juste comme çà vite fait : simplifier le mille feuille ... oh que oui il y en a besoin et pas que pour le Grand Paris... entre ma commune et sa communauté d'agglomération, il y en a aussi besoin ! çà doublonne ici aussi.

Écrit par : minimoi | 16 avril 2008

Bravo pour cet article.
Le projet de Dallier est le plus ambitieux pour simplifier enfin la gestion de la métropole Parisienne (saturée) et permettre de réaliser de grands projets qui amélioreront notre quotidien à tous.

Écrit par : Matthieu | 21 avril 2008

Ravie de t''avoir rencontrée à Romans... Je découvre ton blog de qualité et je reviendrai...

Écrit par : Zoridae | 22 avril 2008

Si j'ai bien tout compris. Ce projet du Grand Paris permettrait de réaliser d'autres projets (manifestations...) de plus grande ampleur mais aussi de simplifier "la vie" des parisiens dans leur quotidien. Si c'est ce que je crois, je trouve cette idée super, maintenant il n'y a plus qu'à le mettre à exécution et ça c'est une autre affaire.
Amicalement
Laurent

Écrit par : Laurent | 22 avril 2008

Bravo à M. Dallier, qui est évidemment dans le vrai et le sens de l'histoire. cela fait plaisir de voir que qq élus ont une vision de l'IG qui dépasse les frontière de leurs petits fiefs.
la fusion des 4 départements est un minimum. Quant au maintien de toutes les communes, je n'en vois pas l'utilité, on pourrait au contraire supprimer les communes et faire des super-arrondissements correspondant aux intercommunalités actuelles. ON pourrait également imaginer de fusionner des arrondissements de paris intra-muros. les arrondissements du centre sont d'une taille ridicule, on dirait des conseils de quartier.
Mais bon, il ne faut pas effrayer les élus, la proposition de Dallier est déjà suffisamment innovante

Écrit par : guzy | 16 décembre 2010

Les commentaires sont fermés.

 
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