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25 mars 2009

ChroniquesMaBanlieue à la TV pour débattre du Grand Paris

52 minutes de débat dans l'émission « La Parole est à vous » de la chaîne TNT-cablée Cap24, rassemblant des citoyens (dont votre ménagère-managère-citoyenne) et Antonio Duarte (président de l’Association Grand Paris), face à des politiques, dont Philippe Dallier (sénateur-maire UMP des Pavillons-sous-bois, 93) et auteur d’un rapport sur le Grand Paris (dont je vous ai déjà parlé dans une chronique précédente), Mireille Ferri (vice-présidente de la région IdF, Les Verts) et Laurent Lafon (maire de Vincennes, 94, Nouveau Centre).

Cette émission est l’occasion de mieux comprendre les attentes, propositions et positions, tous bords réunis, sur un dossier plus que complexe.
Et également de remarquer que la parité homme-femme sur le Grand Paris n'est pas encore gagnée...

Ce débat TV fut également un exercice difficile, évidemment j’ai l’impression de ne pas avoir pu dire tout ce que je voulais (sur La Ligne 13, en revanche je crois ne pas avoir oublié...), contrairement à Antonio Duarte, Philippe Dallier et Laurent Lafont que j’ai trouvé particulièrement (plus) brillants.
Extrait :
« C'est quand même fort de café que ce soit un sénateur de droite, mais qui habite la Seine-Saint-Denis qui rappelle à ses collègues de gauche, qu'il souhaite faire le Grand Paris avant tout pour partager les richesses. Les pauvres avec les pauvres en Seine-Saint-Denis et les riches avec les riches à Paris et dans les Hauts-de-Seine, y en a marre !


Et si finalement, le truc le plus important à dire sur le Grand Paris Métropole (et que je n'ai pas casé à la télé), n'était pas : « Y en a marre des déclarations d’amour (droite, gauche, centre... tous les politiques parlent du sujet avec passion), passons aux preuves d’amour, aux propositions d'actions concrètes.
Et là, en dehors des rapports Dallier et Baladur très concrets, il y a la nébuleuse des études dans des conférences et des syndicats, des réunions d'architectes... Bref, les preuves d’améliorations de la vie quotidienne (transports, école, mixité sociale…) en Grande-Parisie-Métropolie, pour l’instant on les attend…

Je vous laisse donc visionner la vidéo, et reviens très vite (la famille Ricorée se remet d'une attaque de gastro foudroyante qui m'a éloignée du clavier) vers vous avec une prochaine chronique, + bonus vidéo, de ma soirée Grand Paris à Chaillot, et d'autres banlieusardises plus légères aussi.

@ suivre donc...
© rédactionnel ZoralaRousse 93 pour
chroniquesmabanlieue.com

 

Commentaires

Si le gouvernement ne profitait pas de tout projet touchant aux transports publics,sous couvert de réorganisation et de modernisations (toutes 2 nécessaires) pour faire de l'idéologie à savoir :
-construire un ensemble filialisable,pour remettre un outil financé par les fonds publics, à un opérateur privé qui lui en tirera des bénéfices au lieu de réinvestir(nous avons l'exemple dans bcp de villes ...)
-transférer une grande partie du coût de cette modernisation aux collectivités locales,tout en s'en attribuant la paternité afin de baisser les impôts des + riches,
remettant en cause la redistribution ce qui conduit à l'agravation du fossé social ..
Autre conséquence:précariser l'emploi dans les transports ,ce qui participe de la même logique...

....il serait plus facile de dégager les synergies au lieu de tenter de remplacer l'absence de moyens par de la communication...

Écrit par : Alain | 25 mars 2009

Bonjour
Mon sentiment est très mitigé à la vue de cette émission.
Et très franchement, je ne comprends pas les oppositions qui y sont relevées. En effet, le débat porte sur les instruments alors que selon moi le point de départ est au niveau des enjeux.
Actuellement, nous avons le plaisir de bénéficier de la "proximité" de communes, de communautés de communes, de départements, de régions, de l'état et de l'europe. Or, il est évident que ces strates sont aujourd'hui dépassées par l'ampleur des enjeux : les problématiques sont au minimum intercommunales, les financements sont interdépartementaux,....
Et en plus, quand une compétence est soit descendue de l'état vers les collectivités ou bien remontée de la commune à le communauté de communes, les moyens ne sont pas transférés totalement. Un exemple : les communes ne transfèrent pas leurs personnel vers les communautés alors même que la compétence du service concerné est transférée.
D'où finalement des transferts de compétences qui n'aboutissent pas à une vraie optimisation des moyens, d'où des superpositions de fiscalité qui ne suffisent jamais,....
Et ce qui est hallucinant, c'est que tous les élus de toutes ces structures sont biene entendu toujours les mieux placés pour traiter les problèmes, la faute relevant des autres, au-dessus ou en-dessous ou à côté !
Alors voici une proposition radicale :
1/ fusion communes / communauté de communes. cela s'est déjà fait en france, cela s'est fait plus récemment en allemagne. cela permet de mieux cadrer population/territoire/moyens associés.
2/ fusion départements / région. là aussi, du pragmatisme. qui peut prétendre que le rôle du département n'est pas dépassé par les enjeux régionaux ? et en plus les régions existent, inutile de créer un truc en plus.
3/ partage net de la répartition des compétences locales/régionales/nationales. allocation claire des moyens associés et optimisation des financements et du recouvrement.

le reste me parait revenir à des discussions de comptoir. les problématiques sont parfaitement connues, maintenant il faut passer au réalisations concrètes et non partisanes.

Écrit par : damien | 30 mars 2009

Les commentaires sont fermés.

 
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